Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur la gestion énergétique et les dossiers financiers

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur la gestion énergétique et les dossiers financiers

Le député Thierno Alassane Sall a vivement critiqué la gestion actuelle des affaires publiques, pointant du doigt une dégradation des conditions de vie des Sénégalais et des zones d'ombre dans la gouvernance énergétique et financière. Lors d'une conférence de presse tenue le 27 septembre 2026, l'opposant a réclamé une transparence accrue sur des dossiers sensibles impliquant des dizaines de milliards de francs CFA.

Crise énergétique et précarité rurale

Le parlementaire a dressé un constat alarmant de la situation socio-économique, s'appuyant sur des déplacements récents dans la région de Diourbel. Il dénonce une précarité grandissante, affirmant qu'une large partie des ménages peine à subvenir à ses besoins alimentaires essentiels. Sur le plan énergétique, Thierno Alassane Sall déplore un retournement de situation critique : alors que le Sénégal exportait de l'électricité vers la Guinée et la Mauritanie en 2023, le pays se retrouve aujourd'hui contraint d'en importer. Il estime que 40 % de la population rurale demeure privée d'accès à l'électricité, une carence qu'il juge incompatible avec les priorités que le gouvernement aurait dû fixer dès son installation en 2024.

Exigences de transparence sur les dossiers COSMOS et ASER

Le député a ciblé deux dossiers financiers majeurs, interrogeant l'exécutif sur les montants en jeu et l'absence de diligences immédiates. Il a évoqué une somme de 33 milliards de francs CFA concernant le dossier COSMOS et 37 milliards pour celui de l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER). Thierno Alassane Sall s'interroge ouvertement sur le rôle de l'Inspection générale d'État (IGE), demandant pourquoi cette institution n'a pas été saisie plus tôt pour faire la lumière sur ces affaires. Il a également questionné le silence du chef de l'État face aux accusations portées par son ancien Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale.

Critique de la posture présidentielle

Au-delà des enjeux économiques, le parlementaire a fustigé la manière dont le président de la République exerce ses fonctions. Il a notamment qualifié d'inadmissible l'utilisation du Palais de la République comme siège du parti politique présidentiel, « Kiiraye ». Pour Thierno Alassane Sall, cette confusion entre les intérêts partisans et la gestion de l'État détourne le pouvoir de sa mission première : répondre aux difficultés concrètes des citoyens. Le député a annoncé la poursuite de ses descentes sur le terrain afin de recueillir les doléances des populations rurales et de maintenir la pression sur le gouvernement concernant ces points de gestion publique.

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