Un hooligan serbe déjà notoire frappe à nouveau.

Par Rédaction KUMBA 4 min de lecture 101 lectures
Un hooligan serbe déjà notoire frappe à nouveau.

L’agression qui relance l’enquête Un entraîneur serbe se retrouve à terre, frappé à coups de pied et de poing. Marko Jovanovic, ancien joueur du Partizan Belgrade et actuel entraîneur du FK Teleoptik, subit cette agression mardi près de son centre d’entraînement. Les images, diffusées par les médias locaux, montrent un homme en sang, traîné au sol avant d’être abandonné. Qui ose ainsi frapper un homme en pleine rue ?

Parmi les suspects, Djordje Prelic, un nom qui résonne déjà dans les dossiers judiciaires. Ce hooligan serbe, connu pour ses violences en milieu sportif, écopait en 2021 d’une peine pour le meurtre de Brice Taton, ce supporter toulousain assassiné lors d’un match opposant le TFC au Partizan Belgrade. La même main frappe à nouveau ?


Un passé trouble, une réputation sulfureuse Djordje Prelic n’est pas un inconnu des tribunaux. En 2021, il avait été condamné pour le meurtre de Brice Taton, ce jeune Toulousain de 21 ans, poignardé dans un contexte de violences en tribune. Ce jour-là, le Partizan Belgrade affrontait le Toulouse FC dans un match qualificatif pour l’Europa League. Les tensions étaient déjà vives avant le coup de sifflet final.

Aujourd’hui, Prelic se retrouve une fois de plus au cœur d’une affaire. Son profil correspond aux descriptions des agresseurs de Marko Jovanovic : un homme de 28 ans, connu pour ses liens avec les milieux hooligans serbes. Comment un homme déjà condamné peut-il encore circuler librement ?

Les autorités serbes n’ont pas encore confirmé son implication officielle, mais les indices s’accumulent. Des témoins évoquent un individu portant des vêtements noirs, similaire à ceux portés par Prelic lors de l’agression de Brice Taton. Les images de surveillance, partiellement diffusées, montrent une scène de panique, suivie d’une disparition brutale de l’agresseur.


Une communauté sportive sous tension L’incident survient alors que les clubs européens surveillent de près les dérives des supporters. Le TFC, directement concerné par le passé de Prelic, a réagi avec fermeté. « Nous condamnons avec la plus grande énergie ces nouvelles violences », a déclaré un porte-parole du club. « La sécurité des joueurs et des entraîneurs doit primer. »

Du côté du FK Teleoptik, Marko Jovanovic a évité le pire. Hospitalisé dans un état stable, il dénonce une « attaque ciblée ». « Je ne comprends pas la raison de cette agression », a-t-il déclaré à la presse locale. « Mais je refuse de me taire. »

Les hooligans serbes, souvent associés à des groupes comme les Delije ou les Obilić, bénéficient d’une certaine impunité. Leurs actions, mêlant violence et politique, restent difficiles à éradiquer. Faut-il craindre une escalade ?


Un système qui protège les agresseurs ? La question se pose : pourquoi Djordje Prelic, déjà condamné pour meurtre, semble-t-il circuler sans contrôle ? En Serbie, les peines pour violences liées au football sont souvent légères, voire symboliques. Les hooligans, perçus comme des « héros » par une partie de la population, bénéficient d’un soutien médiatique et social inattendu.

Les autorités européennes, sous pression depuis les affaires récentes (comme l’agression de joueurs italiens par des hooligans serbes), peinent à faire appliquer des sanctions efficaces. « La justice serbe doit agir », exige un collectif de supporters français. « Sinon, ces hommes continueront à frapper. »


La balle est dans le camp des autorités Marko Jovanovic se remet lentement. Mais son histoire rappelle une vérité crue : les hooligans ne sont pas des criminels comme les autres. Ils agissent avec une méthode, une idéologie, et souvent l’impunité.

Le TFC et d’autres clubs européens appellent à une réponse ferme. Des peines lourdes, des contrôles renforcés, une coopération internationale. Sinon, les victimes continueront de tomber. Et demain, ce sera peut-être un autre nom dans les titres.

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