Le constructeur automobile Tesla a officiellement reporté au deuxième trimestre 2027 le lancement de son système de conduite sans supervision, initialement espéré pour fin 2025. Ce nouveau calendrier, annoncé lors de la présentation des résultats trimestriels, souligne les défis persistants de l'entreprise pour concrétiser sa promesse de véhicules totalement autonomes.
Un calendrier marqué par des reports successifs
La trajectoire vers l'autonomie totale chez Tesla est jalonnée d'échéances non tenues depuis 2019, date à laquelle Elon Musk prédisait déjà la mise en circulation massive de robotaxis. Après avoir successivement visé 2025, puis le quatrième trimestre 2026, le constructeur ajuste désormais ses ambitions. Ashok Elluswamy, responsable de l'intelligence artificielle, a précisé que l'intégration des premiers véhicules de particuliers à la flotte de robotaxis ne pourrait débuter qu'au printemps 2027. Ce délai s'explique notamment par l'exigence technique fixée par la direction : atteindre un seuil critique de 10 milliards de miles de données pour garantir la sécurité du système.
Des restrictions géographiques strictes
L'autonomie promise ne sera pas universelle. Contrairement aux attentes d'une liberté totale de circulation, les véhicules des particuliers devront impérativement rejoindre le réseau de gestion de flotte de Tesla. L'usage sans supervision sera strictement limité aux zones géographiques où l'entreprise opère déjà ses services de robotaxis. À titre d'exemple, à Miami, cette couverture se restreint actuellement à l'ouest de la ville ainsi qu'aux secteurs de Doral et Sweetwater. L'extension de ces zones reste un préalable indispensable au déploiement effectif du service.
La dépendance technologique au logiciel FSD v15
La concrétisation de ce projet repose entièrement sur la version 15 du logiciel FSD (Full Self-Driving). Cette mise à jour logicielle, destinée à équiper les Cybercab et les Model Y, constitue la pierre angulaire de la stratégie d'Elon Musk. Toutefois, cette technologie demeure à ce jour une promesse conditionnelle. La mise en service effective dépend non seulement de la finalisation de cette version logicielle, mais également de la capacité de Tesla à intégrer techniquement les véhicules des clients dans son écosystème de gestion centralisée, une étape qui n'a pas encore été franchie à ce jour.