La circonscription fédérale d'Ideato, dans l'État d'Imo, est le théâtre de vives tensions politiques après l'annonce par les autorités locales du retrait imminent des panneaux publicitaires de l'Action Peoples Party (APP). Le parti dénonce une manœuvre d'intimidation et a saisi les forces de l'ordre pour faire respecter une ordonnance judiciaire interdisant toute destruction de son matériel de campagne.
Un conflit de compétence administrative
Au cœur du différend, la légitimité des autorités locales à intervenir sur l'affichage politique est remise en cause par l'APP. Selon Charles Okafor, coordinateur média du parti pour la zone, la régulation des panneaux publicitaires relève exclusivement de l'Agence de signalisation de l'État d'Imo. Le parti affirme avoir dûment réglé les taxes afférentes à l'installation de ses supports de communication, incluant les affiches de ses candidats aux législatives et au sénat. L'injonction de retrait, notifiée par les autorités des zones de gouvernement local d'Ideato Nord et Sud, est perçue par la formation politique comme une violation directe d'une décision de justice préalable.
L'appel aux forces de sécurité
Face à l'ultimatum de cinq jours imposé par les autorités locales, l'APP a officiellement sollicité l'intervention du commissaire de police de l'État, du Service de sécurité de l'État (SSS) et du Corps de défense civile. L'objectif est double : protéger l'intégrité physique des installations et garantir le droit du parti à mener ses activités de campagne sans entrave. Le parti insiste sur le fait que la destruction de ces supports constituerait une rupture de la paix publique, alors que le climat politique local se dégrade.
Risques de déstabilisation sociale
La situation suscite une inquiétude croissante quant à la réaction de la jeunesse locale. Des rapports font état d'une colère grandissante au sein de la communauté, certains groupes de jeunes menaçant d'entrer en confrontation directe si les panneaux sont retirés. Ogugua Mbadiwe, candidat de l'APP pour la circonscription d'Ideato Nord, a réaffirmé sa détermination à ne pas céder à ce qu'il qualifie d'actes d'intimidation, soulignant que le respect de l'ordre juridique est le seul rempart contre une escalade de la violence dans la région. À ce jour, les responsables des gouvernements locaux concernés n'ont pas répondu aux sollicitations visant à clarifier les fondements juridiques de leur décision.