Une controverse politique oppose le député Francis Waive à l'ancien vice-président du Sénat, Ovie Omo-Agege, au sujet de la gestion législative de projets d'infrastructures dans l'État du Delta. Au cœur du différend figure le projet de loi portant création du Centre médical fédéral (FMC) d'Ovwian, dont le processus législatif aurait été entravé par des manœuvres politiques.
Le blocage du projet de centre médical
Le député Francis Waive, représentant la circonscription fédérale d'Ughelli North/Ughelli South/Udu, accuse Ovie Omo-Agege d'avoir activement cherché à faire échouer le projet de loi sur le FMC d'Ovwian. Selon M. Waive, cette opposition aurait été motivée par une volonté de protéger le projet de création de l'École polytechnique fédérale d'Orogun, porté par l'ancien sénateur. Le député affirme que, malgré son soutien personnel à la loi sur l'école polytechnique lors de son passage à la Chambre des représentants, son propre projet de centre médical a fait l'objet de pressions visant à le faire retirer de l'agenda parlementaire dès juillet 2020.
La question des preuves documentaires
La polémique s'est intensifiée autour de la véracité d'échanges privés entre les deux hommes politiques. M. Omo-Agege s'appuie sur l'existence d'une approbation présidentielle pour l'école polytechnique d'Orogun pour contester les allégations de son homologue. Toutefois, Francis Waive souligne que la validité administrative d'un projet ne constitue pas une preuve suffisante pour infirmer la tenue d'une conversation privée. Il exhorte son adversaire à répondre directement sur le fond des accusations plutôt que de se réfugier derrière des documents qui, selon lui, ne traitent pas de la nature des échanges survenus entre eux.
Un appel à la transparence politique
Au-delà de cet incident spécifique, le député Waive a rejeté les critiques formulées à l'encontre de son bilan législatif, qualifiant les attaques personnelles de son opposant de stratégie politique « archaïque ». Il insiste sur le fait que son action est soumise au contrôle public et que les électeurs de la région de Delta Central sont en mesure de distinguer les faits des polémiques stériles. En invitant M. Omo-Agege à délaisser les attaques ad hominem pour se concentrer sur les enjeux de développement, le député cherche à recentrer le débat sur la responsabilité des élus vis-à-vis de leurs administrés.