La section de l'État de Kebbi du All Progressives Congress (APC) a formellement réfuté les allégations du sénateur Garba Musa Maidoki, membre de l'African Democratic Congress (ADC), qui dénonçait une instrumentalisation de la justice contre ses partisans. Le parti au pouvoir exige désormais des preuves tangibles pour étayer ces accusations de persécution politique, tout en réaffirmant son attachement au respect des procédures judiciaires en vigueur.
Exigence de preuves face aux accusations
Lors d'une conférence de presse tenue à Birnin Kebbi, le porte-parole de l'APC, Alhaji Isah Abubakar Assalafi, a qualifié les propos du sénateur Maidoki de rhétorique politique dénuée de fondement. Il a mis au défi l'opposition de fournir des éléments concrets liant le gouvernement de l'État aux arrestations en cours. Selon l'APC, aucune formation politique ne doit servir de bouclier contre les enquêtes de police, et toute allégation d'abus de pouvoir doit être portée devant les instances judiciaires compétentes plutôt que sur la scène médiatique.
Le cadre légal comme seul recours
L'APC insiste sur le fait que les forces de sécurité doivent pouvoir mener leurs missions en toute indépendance, sans subir de pressions politiques. Le porte-parole a rappelé que tout citoyen s'estimant victime d'une arrestation arbitraire ou d'une violation de ses droits dispose de voies de recours constitutionnelles. L'APC soutient que la justice doit s'appliquer de manière égale, indépendamment de l'appartenance partisane, notamment dans le cadre des violences survenues à Jega, où le parti réclame une pleine responsabilité des auteurs, quelle que soit leur affiliation.
Stabilité sécuritaire et gouvernance
Au-delà de la polémique, l'APC a réitéré l'engagement du gouverneur Dr. Nasir Idris à renforcer l'architecture sécuritaire de l'État. Le gouvernement local affirme soutenir activement les forces de l'ordre par l'octroi de moyens logistiques et opérationnels, visant particulièrement à protéger les zones agricoles et les communautés vulnérables. En appelant les acteurs politiques à la retenue, le parti au pouvoir espère apaiser les tensions locales et permettre aux enquêtes en cours de se dérouler sereinement, loin des instrumentalisations partisanes.