Le gouverneur de l'État d'Enugu, Peter Mbah, a formellement réfuté les accusations portées contre lui par le Nigeria Democratic Congress (NDC). Le parti d'opposition affirmait que l'exécutif local était à l'origine de l'annulation soudaine de la réservation d'un centre d'événements privé, initialement prévu pour accueillir un meeting politique d'envergure.
Les accusations du Nigeria Democratic Congress
La polémique a éclaté après que le NDC a vu l'autorisation d'utiliser l'Amadeo Event Centre révoquée à la veille de son rassemblement, prévu le 29 octobre 2026. Sampson Ukwu, porte-parole du candidat du parti au poste de gouverneur, Christian Chinyeaka, a dénoncé une manœuvre d'intimidation visant à entraver les activités de l'opposition. Le meeting devait notamment accueillir des figures nationales, dont l'ancien candidat à la présidentielle Peter Obi et le sénateur Rabiu Kwankwaso. Dans une déclaration publique, le camp du NDC a affirmé sa détermination à maintenir l'événement, qualifiant cette annulation de pression administrative injustifiée.
La défense du gouverneur Peter Mbah
Face à ces allégations, le gouverneur Peter Mbah a qualifié les accusations de « fausses » et de « honteuses ». Il a souligné que l'Amadeo Event Centre est une structure privée, rendant, selon lui, toute intervention de l'État dans la gestion de ses réservations peu crédible. Pour le gouverneur, cette polémique relèverait d'une stratégie de communication orchestrée par l'opposition pour capter l'attention médiatique, plutôt que d'une réalité factuelle liée à une quelconque interdiction gouvernementale.
Liberté d'expression et limites juridiques
Au-delà du différend sur l'accès au site, le gouverneur Mbah a tenu à rappeler les principes fondamentaux du débat démocratique. Tout en reconnaissant que la démocratie garantit la liberté d'expression, il a insisté sur le fait que ce droit ne constitue pas un permis pour la diffamation. Peter Mbah a averti que des « lignes rouges » ne devraient pas être franchies, suggérant que son administration pourrait envisager des recours juridiques si les accusations à son encontre persistaient sans fondement. Cet échange souligne la fragilité du climat politique local à l'approche des échéances électorales, où chaque incident logistique devient un enjeu de confrontation directe entre le pouvoir en place et ses opposants.