Une escalade verbale entre l'administration de l'État d'Edo et la star de l'Afrobeats, Davido, a pris une tournure institutionnelle. Un conseiller du gouverneur Monday Okpebholo a formellement sommé l'artiste de ne plus se produire sur le territoire de l'État, invoquant des risques de troubles à l'ordre public.
Une interdiction liée à une controverse académique
Le conflit trouve son origine dans la campagne électorale pour le poste de gouverneur de l'État d'Osun, survenue le 15 août dernier. Lors de cette période, Davido, neveu du gouverneur sortant d'Osun, Ademola Adeleke, avait publié sur ses réseaux sociaux ce qui semblait être le relevé de notes du WASSCE de Monday Okpebholo. Cette initiative, destinée à mettre en cause la crédibilité académique du gouverneur d'Edo, a déclenché une vive réaction de l'intéressé et de son entourage politique.
Menaces sur la sécurité de l'artiste
Dans une déclaration vidéo relayée par Peniel TV International, Apostle Kassy Chukwu, assistant spécial du gouverneur Okpebholo en charge des médias numériques, a affirmé que la présence de Davido dans l'État d'Edo n'était plus souhaitée. Le conseiller a justifié cette position en évoquant la colère d'une partie de la jeunesse locale, affirmant que l'artiste pourrait faire face à une réception hostile s'il tentait de s'y produire. Cette mise en garde souligne la porosité croissante entre les débats politiques nationaux et les sphères d'influence culturelle au Nigeria.
Le refus de la concession
Malgré la pression exercée par les autorités de l'État d'Edo, Davido a maintenu sa position initiale. Dans des entretiens suivant la publication des documents académiques, le chanteur a refusé de présenter des excuses, arguant qu'il n'avait fait qu'informer les citoyens sur le parcours de leur dirigeant. Il avait également critiqué le déplacement du gouverneur Okpebholo dans l'État d'Osun pour y mener campagne, remettant en question la légitimité de son mandat. Cette confrontation illustre les tensions persistantes entre les figures de proue de l'industrie musicale nigériane et les responsables politiques locaux, dans un contexte où les réseaux sociaux deviennent un champ de bataille pour la réputation des élus.