Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement critiqué le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l'accusant d'avoir manœuvré pour pousser les États-Unis dans un conflit ouvert avec l'Iran. Cette déclaration intervient dans un contexte de dégradation persistante des relations entre Téhéran et Washington, marquées par des affrontements militaires et une pression économique accrue.
Les accusations de manipulation diplomatique
Selon Abbas Araghchi, Benjamin Netanyahu aurait adopté une stratégie de communication à double visage pour influencer l'administration américaine. Le chef de la diplomatie iranienne affirme que le dirigeant israélien se vante, dans des échanges en hébreu, d'avoir réussi à entraîner les États-Unis dans une guerre pour le compte d'Israël, tout en adoptant un discours public de soutien envers le président américain en anglais. Téhéran qualifie cette attitude de tromperie, soulignant l'influence supposée de Netanyahu sur l'opinion publique américaine via une présence médiatique intensive.
Un conflit marqué par des frappes ciblées
Le conflit, qui a pris une dimension majeure le 28 février dernier, a été marqué par des frappes américano-israéliennes ayant entraîné la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, ainsi que de hauts responsables militaires. Bien qu'un cessez-le-feu ait été instauré en avril pour mettre fin aux hostilités les plus intenses, la situation demeure volatile. Les tensions se sont récemment cristallisées autour du détroit d'Ormuz, où des attaques sporadiques continuent de compromettre toute perspective de paix durable.
Vers une stratégie d'asphyxie économique
En parallèle des opérations militaires, les États-Unis ont orienté leur politique vers une campagne qualifiée d'« asphyxie économique » à l'encontre de l'Iran. Cette pression s'est traduite par une frappe américaine sur l'île iranienne de Larak, la première depuis un mois. En représailles, Téhéran a annoncé avoir ciblé des bases militaires utilisées par les forces américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis. De son côté, Benjamin Netanyahu a récemment écarté toute possibilité d'accord entre Washington et Téhéran, qualifiant les dirigeants iraniens de « sauvages », ce qui confirme l'impasse diplomatique actuelle entre les deux puissances.