La majorité présidentielle issue de la victoire électorale de Bassirou Diomaye Faye est désormais confrontée à ses premières tensions internes. À quelques heures du lancement officiel du parti du président sénégalais, des dirigeants historiques de la coalition, regroupés au sein de la plateforme « Leaders bâtisseurs de la Coalition Diomaye Président », ont sollicité une audience auprès du chef de l’État. Leur demande vise à ouvrir un dialogue sur l’évolution de la majorité et la reconnaissance de leur rôle dans la conquête du pouvoir.
Selon le texte source, ces alliés de la première heure expriment une préoccupation croissante face aux nombreux ralliements enregistrés ces derniers mois. Ils estiment que ces adhésions massives ont profondément modifié la configuration de la coalition, suscitant des interrogations parmi les partenaires historiques. Ces derniers rappellent avoir joué un rôle central dans la mobilisation électorale, dans un contexte où le projet politique devait encore convaincre. Leur contribution, jugée essentielle à l’alternance, semble aujourd’hui moins visible face à l’arrivée de nouveaux soutiens.
Les Leaders bâtisseurs revendiquent un engagement de longue date, marqué par un travail de terrain significatif. Ils expriment un sentiment de marginalisation, estimant que les nouveaux venus occupent une place prépondérante au sein de la coalition. Leur demande d’audience auprès du président vise à exposer ces préoccupations et à proposer des pistes pour renforcer la cohésion de la majorité. L’objectif affiché est de préserver les fondements du rassemblement qui a permis l’alternance politique.
Tout en réaffirmant leur fidélité au projet porté par Bassirou Diomaye Faye, les membres de la plateforme insistent sur le caractère constructif de leur démarche. Ils excluent toute logique de confrontation et assurent vouloir contribuer à l’unité de la coalition. Pour eux, un dialogue franc entre les alliés historiques et le chef de l’État constitue un préalable indispensable pour relever les défis politiques à venir. La question de la gestion des équilibres internes au sein de la majorité présidentielle s’impose ainsi comme un enjeu central dans les prochaines semaines.