Les récentes déclarations de Donald Trump, affirmant que la charia constitue un « deuxième mode de vie » à Paris et à Londres, ont suscité une vive réaction de la municipalité parisienne. Cet échange souligne les divergences profondes entre la vision du président américain sur la gestion des sociétés multiculturelles et la réponse des édiles européens face à ce qu'ils considèrent comme une stigmatisation infondée.
La controverse sur le modèle social des capitales européennes
Lors d'un entretien diffusé dans un podcast conservateur américain, Donald Trump a qualifié la situation à Paris et à Londres de « ridicule », affirmant que la loi islamique y serait devenue une norme sociale prédominante. Ces propos s'inscrivent dans une rhétorique plus large du dirigeant américain, qui a réitéré son intention d'interdire strictement la charia aux États-Unis, arguant qu'elle y serait déjà présente « dans une certaine mesure ».
La réplique d'Emmanuel Grégoire
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a fermement rejeté ces allégations sur les réseaux sociaux. Il a affirmé que la capitale française n'avait « aucune leçon à recevoir » de la part d'un chef d'État dont il critique les méthodes de gouvernance. L'édile a notamment dénoncé le recours à des « milices racistes » pour mener à bien la politique migratoire américaine, en référence explicite aux actions de l'agence fédérale ICE.
Le contexte des politiques migratoires américaines
La réponse de la mairie de Paris met en lumière les tensions liées à la politique migratoire actuelle des États-Unis. L'agence ICE, au cœur de la critique d'Emmanuel Grégoire, a intensifié ses opérations sous l'administration Trump, enregistrant plus de 51 000 arrestations liées à l'immigration en juillet dernier. Ce chiffre représente un niveau record depuis le retour du président républicain à la Maison-Blanche en janvier 2025.
Un précédent diplomatique avec Londres
Ce n'est pas la première fois que les capitales européennes font l'objet de telles critiques de la part de Donald Trump. En septembre 2025, le président américain avait déjà ciblé Londres, affirmant que certains acteurs cherchaient à y instaurer la charia. Le maire de Londres, Sadiq Khan, avait alors répliqué en qualifiant ces propos de discriminatoires, tout en réaffirmant le caractère libéral et multiculturel de sa ville, une position aujourd'hui partagée par l'exécutif parisien face à ces nouvelles déclarations.