Le détroit d'Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial, est le théâtre d'une nouvelle escalade sécuritaire. Les forces iraniennes ont rapporté que cinq pétroliers et un remorqueur ont été immobilisés par des incendies provoqués par des mines navales, dans un contexte de tensions persistantes avec les États-Unis et Israël.
Une série d'incidents dans le détroit
Selon les déclarations du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) et de l'armée iranienne, plusieurs navires ont été frappés alors qu'ils naviguaient dans les eaux orientales et méridionales du détroit. Les autorités iraniennes précisent que ces bâtiments ont heurté des mines navales, entraînant des incendies majeurs. Un remorqueur, venu porter assistance à l'un des supertankers en détresse, a également été la proie des flammes. Ces événements s'ajoutent à une série d'attaques signalées dans la région, notamment une frappe par projectiles contre un pétrolier au large du Qatar, confirmée par les autorités militaires britanniques.
Un impact majeur sur le trafic maritime
Depuis le début du conflit en février, Téhéran a imposé des restrictions sévères sur la circulation dans ce passage stratégique, qui assure normalement le transit d'environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. La multiplication des incidents rend la navigation extrêmement périlleuse. L'agence britannique UKMTO souligne d'ailleurs la difficulté croissante de recenser précisément le nombre d'attaques, de nombreux armateurs préférant désormais ne plus déclarer les incidents par crainte de représailles ou de complications assurantielles.
Perspectives diplomatiques et militaires
Malgré les efforts de médiation menés par le Qatar pour tenter de relancer des pourparlers, la situation reste volatile. Des responsables du Pentagone ont indiqué que des forces américaines, déployées sur plusieurs bases et navires au Moyen-Orient, se tiennent prêtes à reprendre des opérations de combat majeures sur ordre du président Donald Trump. De son côté, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a réaffirmé sa position, excluant toute soumission face aux États-Unis. Les dirigeants militaires iraniens, quant à eux, promettent des répercussions en cas de poursuite des actions hostiles, tout en affirmant que ces tensions accélèrent, selon eux, le départ des puissances étrangères de la région.