À Dakar, les tensions entre l’exécutif municipal et le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) resurgissent. Le maire de la capitale, Abass Fall, a dénoncé publiquement la marginalisation de Dakar dans la préparation de certaines activités liées à l’événement. Il a insisté sur la nécessité pour la ville de jouer un rôle central, refusant qu’elle soit réduite à un rôle secondaire ou symbolique.
Cette prise de position s’ajoute à celles de l’ancien maire Barthélémy Dias, qui, dès janvier 2025, critiquait l’absence d’implication réelle des autorités locales dans l’organisation. Il avait souligné l’importance de projets structurants pour Dakar, plutôt que des mesures temporaires, et questionné l’héritage que laisseront ces Jeux en 2026. Barthélémy Dias avait également pointé du doigt le Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), l’accusant de tenir les populations à l’écart de l’organisation.
Malgré leurs divergences politiques, les deux édiles partagent un même constat : la ville hôte est reléguée au second plan dans un événement censé la valoriser. Cette convergence interroge la gouvernance du COJOJ et la répartition des responsabilités entre les instances sportives nationales et les collectivités locales, ces dernières supportant pourtant l’essentiel des contraintes logistiques et financières.
Au-delà des tensions institutionnelles, la question de l’appropriation populaire de l’événement se pose. Selon le texte source, un déficit de communication et d’implication des Sénégalais est évoqué, suggérant que le problème dépasse les clivages politiques pour toucher à la méthode de préparation des Jeux.