Le député fédéral Abdulmumin Jibrin a publiquement pris la défense du ministre du Territoire de la capitale fédérale (FCT), Nyesom Wike, face aux critiques croissantes émanant de certains gouverneurs du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC). Cette intervention souligne les fractures internes concernant la place accordée à des personnalités issues de l'opposition au sein de l'architecture politique actuelle du président Bola Tinubu.
Un atout stratégique pour la coalition présidentielle
Pour Abdulmumin Jibrin, l'apport de Nyesom Wike à la victoire et à la stabilité du gouvernement Tinubu est indéniable. Le parlementaire soutient que le ministre a consenti à des sacrifices politiques majeurs, notamment en mettant ses structures locales à Rivers au service de l'APC et en demandant à ses candidats aux élections locales du FCT de se retirer au profit du parti présidentiel. Selon Jibrin, ces actions ont permis à l'APC de remporter cinq des six conseils de zone du FCT, illustrant l'efficacité électorale du ministre.
Le malaise des gouverneurs face à la stratégie de Wike
La mise en garde de Jibrin répond directement aux critiques formulées par des figures influentes de l'APC, dont les gouverneurs AbdulRahman AbdulRazaq (Kwara) et Hope Uzodimma (Imo). Ces derniers s'interrogent sur la légitimité de la coalition nationale initiée par Nyesom Wike, alors que ce dernier demeure officiellement membre du Peoples Democratic Party (PDP). Pour ces gouverneurs, cette double posture soulève des questions sur la cohérence politique au niveau infranational.
Appel à la cohésion et au dialogue interne
Loin d'être motivé par une proximité personnelle, Jibrin affirme que son plaidoyer vise avant tout la préservation de la dynamique présidentielle. Il exhorte les gouverneurs à privilégier le dialogue direct avec le ministre plutôt que de multiplier les déclarations publiques embarrassantes. Le député suggère que, dans une logique de realpolitik, Wike doit être considéré comme un partenaire à part entière, dont les initiatives, bien que perçues comme une menace par certains intérêts locaux, servent l'objectif global de consolidation du pouvoir pour le second mandat de Bola Tinubu.