À Tenkodogo, l'Agence pour la Promotion de l'Entrepreneuriat Communautaire (APEC) a achevé l'installation des lignes de transformation de tomates de sa deuxième usine. Les premiers essais de production sont prévus dans les quinze prochains jours, marquant une étape décisive pour la filière agro‑alimentaire du pays.
Installation des lignes de production sur le site de Pédogo
Le complexe, implanté sur un terrain de trois hectares à proximité du centre‑ville, regroupe plusieurs machines de découpe, de lavage, de pasteurisation et d'emballage. Leur mise en service suit le même modèle que la première usine dressée à Bobo‑Dioulasso, mais avec des capacités techniques légèrement supérieures, reflétant les leçons tirées du projet pilote. L’ensemble des équipements a été livré et positionné au cours des dernières semaines, permettant aux techniciens d’effectuer les réglages finaux avant le lancement des tests.
Calendrier de mise en service et premières productions
Selon le planning communiqué par l'APEC, les essais opérationnels débuteront dans deux semaines. Cette phase comprendra des cycles de production à petite échelle destinés à valider la conformité des procédés, la qualité du produit fini et la sécurité sanitaire. Une fois les paramètres optimisés, l’usine devrait passer en production continue, avec l’objectif de fournir le marché local en concentrés de tomate, sauces et purées, tout en respectant les normes d’exportation.
Retombées attendues pour l’économie locale et la chaîne de valeur tomate
La mise en route de l’usine de Tenkodogo s’inscrit dans la stratégie nationale de diversification agricole. En valorisant les tomates cultivées dans les régions du centre‑est du pays, le projet vise à réduire la dépendance aux importations de produits transformés et à créer des débouchés supplémentaires pour les agriculteurs. L’APEC anticipe la création d’emplois directs dans l’usine – tant techniques que logistiques – ainsi que des opportunités indirectes pour les fournisseurs de matières premières, les transporteurs et les commerçants. À plus long terme, la capacité de transformation locale pourrait encourager les investissements privés dans les filières connexes, comme la production d’emballages biodégradables ou le développement de marques burkinabè sur les marchés régionaux.