Tenke Fungurume Mining conteste les allégations de dégradation environnementale dans le Lualaba

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 87 lectures
Tenke Fungurume Mining conteste les allégations de dégradation environnementale dans le Lualaba

La compagnie minière Tenke Fungurume Mining (TFM) a formellement démenti les accusations de pollution environnementale formulées par la plateforme de la société civile CASMIA-G. Le conflit porte sur l'impact des usines 10K et 11K sur les villages de Ndela wa Ntanshi, Ndela-Nguza, Ndela-Kasanga et Kiboko-Amoni, situés au cœur de la concession minière dans la province du Lualaba.

Un dispositif de surveillance contesté

Face aux critiques, TFM affirme opérer en stricte conformité avec les normes de performance de la Société financière internationale (SFI) et les réglementations en vigueur. L'entreprise soutient que ses activités font l'objet d'un suivi rigoureux via un système de surveillance environnementale interne. Pour appuyer sa défense, la direction précise que des prélèvements réguliers sont effectués sur la qualité de l'air et de l'eau, puis analysés par des laboratoires indépendants basés en Afrique du Sud et au Royaume-Uni.

Les griefs de la société civile

La plateforme CASMIA-G, par la voix de son coordonnateur national Shadrack Mukad, dresse un constat alarmant dans un rapport détaillé. Selon l'organisation, les populations riveraines seraient exposées à des émanations toxiques issues des installations industrielles. Au-delà des risques sanitaires potentiels, la société civile pointe du doigt une dégradation manifeste des conditions de vie locale, illustrée par une chute drastique des rendements agricoles. Le rapport cite notamment des baisses de production de maïs, passant de 200 seaux par parcelle à moins de 30, une situation attribuée par les riverains à la proximité immédiate des usines.

Enjeux de responsabilité et de transparence

Le différend met en lumière la tension persistante entre l'exploitation des ressources naturelles et la préservation des écosystèmes locaux. Alors que TFM assure que son dispositif de contrôle permet de limiter les impacts sur les populations environnantes, les organisations de la société civile maintiennent que les infrastructures agricoles et la santé des habitants sont directement menacées. Ce bras de fer soulève la question cruciale de la transparence des données environnementales dans le secteur minier congolais, alors que les deux parties divergent radicalement sur l'état réel des sols, de l'air et de l'eau dans le territoire de Fungurume.

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