Le gouvernement iranien a officiellement soumis une proposition visant à rétablir la libre circulation dans le détroit d'Ormuz, point de passage névralgique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Ce plan, qui prévoit une réouverture sous sept jours, a été élaboré en étroite coordination avec le guide suprême, Mojtaba Khamenei, et repose sur le respect mutuel des engagements pris lors d'un précédent protocole d'accord.
Un arbitrage au sommet de l'État iranien
Le président iranien Massoud Pezeshkian a confirmé que cette initiative bénéficie du soutien total de Mojtaba Khamenei, l'arbitre final des décisions de la République islamique. Pour piloter ce dossier complexe, Téhéran a constitué une équipe décisionnelle composée de six membres, incluant des représentants de l'armée, du Parlement et du gouvernement. Cette structure dispose des prérogatives nécessaires pour engager le pays dans une résolution rapide du blocage maritime, à condition que les États-Unis acceptent les termes de l'accord.
Le contenu de la proposition iranienne
La nouvelle offre portée par le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, s'appuie sur les bases d'un protocole signé en juin dernier, avant que les tensions ne reprennent. Les conditions posées par Téhéran incluent la cessation durable des hostilités sur l'ensemble des fronts, le déblocage des avoirs iraniens gelés depuis 1979 et la levée des sanctions économiques américaines. Selon les autorités iraniennes, la mise en œuvre de ces mesures permettrait de normaliser la situation en une semaine.
Un enjeu majeur pour l'économie mondiale
La fermeture du détroit d'Ormuz, consécutive aux frappes israélo-américaines sur Téhéran survenues en février, a provoqué une flambée des cours du pétrole et fragilise la stabilité économique internationale. Alors que le chef de la diplomatie iranienne insiste sur la volonté de Téhéran de respecter ses obligations, la réponse américaine reste incertaine. Des informations relayées par la presse américaine indiquent que l'administration Trump aurait, à ce stade, rejeté cette proposition, maintenant ainsi une incertitude sur la sécurisation des approvisionnements énergétiques mondiaux.