Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé la transmission d'un plan concret aux États-Unis, par l'intermédiaire du Qatar, visant à normaliser la navigation maritime dans le détroit d'Ormuz sous une semaine. Cette initiative diplomatique intervient dans un contexte de tensions persistantes et de conflits armés, Téhéran conditionnant cette réouverture au respect de ses droits souverains.
Une feuille de route pour la navigation
La proposition iranienne repose sur un calendrier précis de sept jours. Selon les déclarations d'Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, le rétablissement du passage maritime est techniquement réalisable si les conditions préalables, non détaillées mais liées à la souveraineté nationale, sont satisfaites. Téhéran insiste sur le fait que la balle est désormais dans le camp de Washington, rejetant toute forme de pression ou de coercition dans les négociations.
La volonté d'un retour à l'accord de juin
Parallèlement à cette offre logistique, le président iranien Masoud Pezeshkian a exprimé son souhait de réactiver le mémorandum d'entente conclu avec les États-Unis en juin dernier. Cet accord, qui visait initialement à poser les bases d'un traité de paix global avant de s'effondrer, bénéficie du soutien diplomatique de la Chine. Le chef de l'État iranien a souligné l'importance de revenir à cette compréhension mutuelle, tout en maintenant une posture ferme face aux pressions américaines.
Des discussions diplomatiques sous haute tension
Malgré des rencontres en marge de l'ONU, incluant des échanges entre le ministre iranien et des représentants américains comme Steve Witkoff et Jared Kushner, aucune percée significative n'a été actée. Le climat reste marqué par l'échec des efforts de médiation pour mettre fin au conflit en cours depuis fin février. Si le président Pezeshkian a affirmé que l'Iran ne souhaitait pas la poursuite de la guerre, il a également réitéré que la responsabilité de mettre un terme aux hostilités incombait aux États-Unis, soulignant la complexité des rapports de force actuels entre les deux puissances.