Face à l'intensification des sanctions américaines, l'Iran a formellement mis en garde les pays de sa zone géographique contre toute collaboration avec Washington. Téhéran prévient que tout soutien aux efforts de déstabilisation économique orchestrés par l'administration Trump sera interprété comme une hostilité directe, exposant ces nations à des représailles ciblées.
Une stratégie de riposte graduée
Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, a détaillé une approche en trois phases pour gérer les tensions régionales. Le gouvernement iranien privilégie d'abord la voie diplomatique et la négociation pour tenter de dissocier les intérêts de ses voisins de ceux des États-Unis. Si cette approche échoue, Téhéran prévoit d'accorder un délai de réflexion avant de passer à une phase d'action directe contre les pays qui maintiendraient leur alignement avec la politique américaine.
La pression économique comme levier de déstabilisation
Les menaces iraniennes interviennent dans un contexte de durcissement majeur de la politique de la Maison-Blanche. Le président Donald Trump et son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, ont promis des mesures économiques « écrasantes » visant à isoler Téhéran et à provoquer une fracture au sein de la société iranienne. Pour les autorités iraniennes, cette stratégie vise à affaiblir la cohésion nationale afin de faciliter, à terme, les opérations militaires américaines en cours depuis le début du conflit le 28 février.
Le contrôle des routes maritimes et énergétiques
Le détroit d'Ormuz demeure un point de friction central. Depuis la fermeture de cette voie maritime stratégique par l'Iran, les cours mondiaux du pétrole et des engrais ont connu une volatilité extrême. Alors que plusieurs États de la région cherchent activement des itinéraires commerciaux alternatifs pour contourner le blocus, Téhéran a prévenu que ces nouvelles routes pourraient également devenir des cibles militaires si ces pays participent activement à la guerre économique menée par Washington.
Une contestation de l'extraterritorialité américaine
Au-delà des menaces directes, le ministère iranien des Affaires étrangères a dénoncé les mesures américaines comme une violation de la souveraineté des États membres des Nations Unies. Téhéran conteste le droit des États-Unis d'imposer leur politique à des pays tiers. Parallèlement, des rapports suggèrent que l'Iran pourrait élargir son champ d'action au-delà du Moyen-Orient, en envisageant de cibler des alliés européens ayant apporté leur soutien aux opérations de l'administration Trump.