Une frappe aérienne près de la frontière tchado-soudanaise a coûté la vie à douze civils jeudi, selon une source sécuritaire. N'Djamena et Washington accusent l'armée soudanaise d'avoir violé la souveraineté tchadienne, tandis que Khartoum dément toute implication.
Une attaque ciblant un marché frontalier
L'incident s'est produit dans une zone proche de la frontière avec le Soudan, où une frappe aérienne a visé un marché local. Les Forces de soutien rapide (FSR), groupe paramilitaire soudanais, sont directement pointées du doigt par les autorités tchadiennes et américaines. Selon les premières informations, l'attaque aurait fait douze morts parmi les civils présents sur les lieux au moment des faits.
N'Djamena et Washington accusent Khartoum
Le gouvernement tchadien, par la voix de ses responsables sécuritaires, a immédiatement réagi en condamnant une « violation flagrante de la souveraineté tchadienne ». Les autorités ont exigé des explications de la part de Khartoum, tout en soulignant la gravité de l'acte. De son côté, Washington a apporté son soutien à N'Djamena, qualifiant l'attaque de « provocatrice » et appelant à une désescalade des tensions.
Le Soudan dément toute responsabilité
Face aux accusations, les autorités soudanaises ont catégoriquement nié toute implication dans l'attaque. Un porte-parole militaire a affirmé que l'armée régulière n'était pas responsable de l'incident, sans pour autant proposer d'enquête conjointe. Cette position risque d'aggraver les tensions déjà vives entre les deux pays, où les conflits frontaliers se multiplient depuis des mois.
Un contexte régional explosif
Cette attaque survient dans un contexte de tensions accrues entre le Tchad et le Soudan, où les groupes armés transfrontaliers et les milices jouent un rôle clé. Les Forces de soutien rapide, déjà impliquées dans le conflit soudanais, sont régulièrement accusées de franchir la frontière pour des opérations de représailles ou de pillage. La communauté internationale, notamment les États-Unis, suit de près l'évolution de la situation, craignant une escalade incontrôlable dans une région déjà fragilisée par les crises humanitaires et sécuritaires.