Tchad : l’Ordre des médecins alerte après la mort de trois enfants lors de circoncisions à Sarh

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 61 lectures
Tchad : l’Ordre des médecins alerte après la mort de trois enfants lors de circoncisions à Sarh

La section provinciale de l’Ordre national des médecins du Tchad tire la sonnette d’alarme après le décès de trois enfants dans le 6e arrondissement de Sarh, survenu à la suite d’une cérémonie de circoncision traditionnelle. Dans un communiqué rendu public le 27 août 2026, l’institution médicale appelle à une application rigoureuse des protocoles sanitaires pour éviter de nouvelles tragédies.

Une réaction immédiate face à une crise sanitaire évitable

Le Conseil provincial de l’Ordre des médecins du Moyen-Chari a réagi en moins de 24 heures après l’annonce des trois décès, tous issus d’une même fratrie. Les autorités médicales pointent du doigt l’absence de supervision par des professionnels de santé lors de ces pratiques traditionnelles, souvent organisées en dehors de tout cadre réglementaire. « Ces drames rappellent l’urgence de renforcer les contrôles et de sensibiliser les communautés », a déclaré un porte-parole de l’Ordre.

Les risques sanitaires liés aux circoncisions non encadrées

Les complications post-opératoires, telles que les hémorragies, les infections ou les septicémies, sont fréquentes lorsque les interventions sont réalisées sans asepsie ni suivi médical. Les autorités sanitaires du Moyen-Chari soulignent que ces décès pourraient avoir été causés par des conditions d’hygiène défaillantes ou des techniques inadaptées. « Une circoncision, même traditionnelle, ne doit pas être une sentence de mort », insiste l’Ordre, qui rappelle que la mortalité infantile reste un enjeu majeur au Tchad, où le taux de mortalité des moins de cinq ans atteint 117 pour 1 000 naissances vivantes.

Vers une régulation des pratiques traditionnelles ?

L’appel de l’Ordre des médecins s’inscrit dans un débat plus large sur la nécessité d’encadrer les rites traditionnels à risque. Des voix s’élèvent pour proposer des alternatives, comme la formation des exciseurs traditionnels aux normes d’hygiène ou l’organisation de ces cérémonies sous supervision médicale. « Il faut trouver un équilibre entre respect des traditions et protection de la vie », estime un expert en santé publique. Pour l’instant, aucune mesure concrète n’a été annoncée, mais la pression sur les autorités sanitaires locales s’intensifie.

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