Tchad : les autorités du Lac démentent farouchement des accusations de soutien à des mutins nigériens

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
Tchad : les autorités du Lac démentent farouchement des accusations de soutien à des mutins nigériens

Les autorités de la Province du Lac, au Tchad, ont balayé d’un revers de main des accusations graves relayées sur les réseaux sociaux, accusant leur représentant local d’avoir abrité et soutenu des mutins nigériens. Dans un communiqué ferme, le service de communication provincial qualifie ces allégations de « dénuées de tout fondement officiel » et rappelle que toute information sur la sécurité doit transiter par les canaux compétents.

Des accusations infondées et une géographie implacable

Les autorités provinciales rejettent en bloc les allégations selon lesquelles le général Saleh Haggar Tidjani, délégué général du gouvernement auprès de la Province du Lac, aurait accueilli ou déployé des mutins nigériens depuis son territoire. Pour étayer leur démenti, elles soulignent l’éloignement géographique entre Niamey et Bol, chef-lieu de la province : plus de 1 400 kilomètres séparent les deux capitales, tandis que la frontière nigérienne se situe à plus de 185 kilomètres de Bol. « La simple proximité frontalière ne saurait valoir preuve », martèlent-elles, insistant sur l’absence de tout élément tangible.

Un appel à la rigueur médiatique et une diplomatie régionale apaisée

Le communiqué met en garde les médias et les animateurs de pages Facebook contre la diffusion d’informations non vérifiées, rappelant que la sécurité et les mouvements de groupes armés relèvent exclusivement des canaux officiels. Parallèlement, les autorités provinciales se félicitent du bon état des relations avec la région nigérienne de Diffa, voisine de la Province du Lac, qualifiées de « au beau fixe ». Une manière de désamorcer toute tension inutile et de réaffirmer la stabilité de la zone frontalière.

Une stratégie de communication pour contrer la désinformation

Cette réaction musclée s’inscrit dans un contexte où les réseaux sociaux deviennent un terrain propice aux rumeurs, surtout en matière de sécurité. En publiant un démenti formel, les autorités provinciales cherchent à préserver la crédibilité de leurs institutions et à éviter que des allégations infondées ne s’enracinent. Le message est clair : toute information doit être sourcée et validée avant diffusion, sous peine de nuire à la cohésion régionale et à la confiance entre les populations.

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