Le Comité national économique et financier (CNEF) du Tchad a organisé, le 21 juillet 2026 à N’Djamena, sa deuxième session ordinaire de l’année. Cette réunion, présidée par le ministre d’État en charge des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, s’inscrit dans le cadre des efforts de planification économique du pays.
Lors de cette session, le CNEF a évoqué une croissance économique projetée de 5,3 % pour l’année 2026. Cette estimation s’appuie sur les dynamiques économiques en cours et les orientations stratégiques définies par les autorités tchadiennes. Elle reflète une volonté de stabilisation et de relance après les défis économiques récents, notamment liés aux fluctuations des prix des matières premières et aux contraintes budgétaires.
Le ministre d’État, également président du Comité, a souligné l’importance de cette projection dans le cadre des réformes structurelles engagées pour diversifier l’économie tchadienne. La réduction de la dépendance aux hydrocarbures, secteur historiquement central pour le pays, figure parmi les priorités. Cette diversification vise à renforcer la résilience économique face aux chocs externes et à soutenir les secteurs porteurs comme l’agriculture, l’élevage et les services.
La session du CNEF a également permis d’aborder les questions liées à la mobilisation des ressources internes et à l’optimisation des dépenses publiques. Ces discussions s’inscrivent dans une logique de rigueur budgétaire, tout en cherchant à préserver les investissements sociaux et infrastructurels essentiels au développement. La coopération internationale, notamment avec les partenaires techniques et financiers, a été évoquée comme un levier complémentaire pour accompagner ces réformes.
Cette projection de croissance s’ajoute à d’autres indicateurs économiques suivis de près par les autorités tchadiennes. Elle intervient dans un contexte où le pays cherche à consolider ses équilibres macroéconomiques, tout en répondant aux attentes de la population en matière de services publics et de création d’emplois. Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la faisabilité de cette prévision et ajuster les politiques économiques en conséquence.