L'Office national des chemins de fer (ONCF) a officiellement lancé l'appel d'offres pour les travaux de génie civil de la future liaison ferroviaire reliant la gare de Tanger Ville à l'aéroport Tanger-Ibn Battouta. Ce projet d'envergure, structuré en trois lots, vise à transformer la mobilité métropolitaine en connectant les principaux pôles économiques et sportifs de la ville.
Une infrastructure au service de la connectivité urbaine
La future ligne, longue d'environ 22,5 km, sera équipée d'une double voie électrifiée. Elle est conçue pour irriguer des zones stratégiques telles que le marché de gros, la gare routière, le Grand Stade Ibn Battouta et, in fine, l'aéroport international. Au-delà de la simple desserte aéroportuaire, cette infrastructure intègre plusieurs haltes, notamment à Mghora, Aouama, Les Deux Mers, ainsi qu'auprès des facultés, renforçant ainsi la cohésion urbaine de l'agglomération tangéroise qui s'étend sur les communes de Tanger Medina, Bni Makada, El Aouama et Gzenaya.
Un défi technique d'envergure
Le chantier se distingue par une complexité technique importante, nécessitant d'importants terrassements estimés à 3 millions de m³ de déblais et 2 millions de m³ de remblais. Le projet prévoit la réalisation de 14 rétablissements routiers, quatre passerelles, ainsi qu'un saut-de-mouton sous la ligne à grande vitesse (LGV) existante. L'un des éléments les plus marquants de cette construction est la mise en place d'une estacade d'environ 5 km, complétée par 6,5 km de viaducs, essentiels pour traverser le tissu urbain et les zones de relief.
Découpage opérationnel du projet
Pour assurer la réalisation de cet axe, l'ONCF a segmenté les travaux en trois lots distincts. Le premier tronçon, de 10 km, relie la gare de Tanger Ville au PK 11+500. Le second, long de 7,5 km, assure la bifurcation vers le Grand Stade Ibn Battouta. Enfin, le troisième lot couvre la section terminale de 6 km reliant le stade à l'aéroport, caractérisée par une importante estacade. L'ouverture des candidatures pour ces marchés est fixée au 1er octobre 2026, marquant une étape décisive dans la mise en œuvre de cette vision globale de desserte métropolitaine pour la région du Nord.