Le Syndicat des Chanceliers des Affaires étrangères du Sénégal (SYCAES) a exprimé sa préoccupation face à une décision administrative portant sur l’affectation des chanceliers des Affaires étrangères. Selon le communiqué rendu public le 22 juillet, le syndicat s’interroge sur les modalités retenues pour cette affectation, jugées opaques et sources d’incertitudes pour les agents concernés.
Sur vingt chanceliers issus de la dernière promotion recrutée par concours, seuls trois agents auraient bénéficié d’une affectation, selon le SYCAES. Cette situation soulève des questions sur les critères appliqués et la prévisibilité des parcours professionnels au sein du ministère. Le syndicat rappelle que les affectations doivent répondre aux besoins du service tout en s’appuyant sur des principes d’équité et de transparence, afin d’éviter toute perception de favoritisme ou d’arbitraire.
Dans ce contexte, le SYCAES appelle les plus hautes autorités de l’État à garantir le respect des règles de mérite et d’impartialité dans la gestion des carrières diplomatiques. Le syndicat interpelle notamment le Premier ministre et le ministre en charge des Affaires étrangères, les invitant à engager un dialogue constructif avec les représentants des travailleurs. L’objectif affiché est de clarifier les conditions de travail, les perspectives d’évolution et les politiques d’affectation en vigueur.
Le SYCAES demande également l’instauration de critères d’affectation objectifs, fondés sur les besoins opérationnels du ministère, les compétences individuelles et l’expérience professionnelle des agents. Par ailleurs, le syndicat plaide pour une amélioration globale des conditions de travail, aussi bien au niveau de l’administration centrale que dans les représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger.
Tout en réaffirmant son engagement en faveur d’une administration diplomatique professionnelle et performante, le SYCAES assure maintenir sa mobilisation pour défendre les droits des chanceliers. Le syndicat insiste sur la nécessité d’un climat social apaisé, marqué par le respect mutuel et la concertation entre les autorités et les agents du ministère.