Le directeur général de la National Sports Authority (NSA) du Ghana, Yaw Ampofo Ankrah, fait l'objet d'une suspension administrative dans le cadre d'une enquête sur des irrégularités présumées liées à l'obtention de visas pour la Coupe du monde de la FIFA 2026. Alors que les investigations menées par le département des enquêtes criminelles (CID) se poursuivent, la défense rejette fermement toute accusation de corruption ou de transaction financière illicite.
Démenti formel des accusations de corruption
Maître Jerry Avernugbor, conseil de Yaw Ampofo Ankrah, a réaffirmé publiquement que son client n'a perçu aucune somme d'argent de la part de candidats à l'obtention de visas. Selon l'avocat, aucune preuve ne permet d'établir une participation directe du responsable sportif dans des transactions financières occultes. Il appelle à la prudence face aux documents circulant dans l'espace public, soulignant que leur interprétation nécessite une mise en contexte rigoureuse que seule l'enquête policière pourra apporter.
Le rôle de la police dans l'enquête en cours
Depuis une semaine, le CID mène des investigations intensives sur ce dossier. Yaw Ampofo Ankrah et son conseil ont collaboré avec les autorités en se présentant aux convocations au siège de la police. L'avocat a salué la diligence des enquêteurs, affirmant que son client est prêt à assumer les conséquences légales si les faits venaient à démontrer une quelconque culpabilité, tout en insistant sur la nécessité de laisser la procédure judiciaire suivre son cours normal sans préjugés.
Les zones d'ombre sur les procédures de visa
La défense a apporté des précisions sur les circonstances entourant les activités du directeur suspendu. Yaw Ampofo Ankrah aurait été mis en contact avec une entité présentée comme légitime par un représentant de l'ambassade des États-Unis. À la demande de cette même représentation diplomatique, il aurait désigné un assistant pour assurer la liaison. L'enjeu pour les enquêteurs consiste désormais à clarifier le rôle exact de ces intermédiaires et à identifier les flux financiers réels ayant pu circuler entre les demandeurs de visas et les entités impliquées dans ce processus de facilitation.