Lors de l’émission Tech&Co Business diffusée le 29 septembre sur BFM Business, Thomas Di Giacomo, directeur technologie et produit chez SUSE, a détaillé la volonté de l’entreprise de devenir un modèle de souveraineté en data‑centers et intelligence artificielle. Cette ambition s’inscrit dans un contexte où la maîtrise des infrastructures numériques devient un critère de compétitivité pour les économies, y compris en Afrique.
Ambition affichée par SUSE pour la souveraineté numérique
Thomas Di Giacomo a rappelé que SUSE, acteur européen majeur du logiciel open source, mise désormais sur la création de data‑centers capables de garantir l’indépendance vis‑à‑vis des fournisseurs cloud étrangers. L’objectif est de proposer des solutions intégrées, de la couche d’infrastructure jusqu’aux plateformes d’IA, tout en assurant que les données restent sous contrôle juridique et technique du client. Cette orientation répond à une demande croissante d’organisations souhaitant éviter la dépendance à des acteurs non‑européens pour leurs charges de travail critiques.
Le rôle des data‑centers et de l’IA dans la compétitivité des économies africaines
Pour les pays africains, le développement de data‑centers souverains représente une opportunité de réduire les coûts de latence, d’améliorer la sécurité des données et de stimuler l’innovation locale. L’IA, quant à elle, nécessite des capacités de calcul importantes que seules des infrastructures robustes peuvent offrir. En s’inspirant du modèle proposé par SUSE, les gouvernements et les entreprises africaines pourraient accélérer la mise en place de plateformes capables de soutenir des projets dans la santé, l’agriculture ou les services financiers, secteurs où l’intelligence artificielle montre déjà des bénéfices tangibles.
Défis et perspectives pour les acteurs locaux face à un modèle européen
Adopter le cadre souverain de SUSE implique toutefois de relever plusieurs défis : investissement initial élevé, besoin de compétences spécialisées et exigences réglementaires propres à chaque pays. Les acteurs africains devront également harmoniser leurs politiques de protection des données avec les standards internationaux pour attirer des partenaires technologiques. Malgré ces obstacles, la visibilité donnée à la souveraineté numérique par SUSE crée un point de référence qui pourrait encourager les décideurs africains à élaborer des stratégies similaires, en adaptant le modèle aux réalités locales.