Le Collectif Citoyen des Usagers des Aménagements Publics et Privés (CCUAPP) dénonce la persistance de la surcharge des camions au Sénégal. Selon les statistiques officielles, près d’un camion sur deux contrôlé en avril 2026 circule en infraction, soit un taux de 47,71 % pour 148 885 véhicules inspectés.
Le collectif souligne que cette situation représente une menace majeure pour la sécurité publique. Les camions en surcharge augmentent les risques d’accidents, de défaillances mécaniques et de dégradation prématurée des infrastructures routières, mettant en danger automobilistes, motocyclistes, cyclistes et piétons.
Le CCUAPP salue les efforts de l’État pour renforcer les contrôles routiers, mais estime que les mesures actuelles restent insuffisantes. Après quatorze années d’application du dispositif, près de la moitié des camions continuent de circuler en surcharge, selon le texte source.
Le collectif demande l’application stricte des normes de charge à l’essieu prévues par le Règlement n°14 de l’UEMOA, ainsi que la réduction des marges de tolérance pour se conformer aux standards communautaires. Il réclame également le renforcement des sanctions contre les récidivistes, l’immobilisation systématique des véhicules dangereux et un contrôle rigoureux des modifications techniques non homologuées.
Le CCUAPP appelle à une transparence accrue avec la publication régulière des statistiques de contrôle et propose l’ouverture d’un cadre de concertation associant l’État, les transporteurs, les collectivités territoriales et la société civile. Il rappelle aussi la nécessité de lutter contre la surcharge des motos-taxis, souvent chargées de bagages encombrants, qui aggravent les risques d’accidents.
Le collectif insiste sur l’urgence de faire de la lutte contre la surcharge des camions une priorité nationale, au même titre que la protection des infrastructures et la préservation des finances publiques.