Sunu 37 milliards conteste l’inscription de 1,5 milliard de francs CFA pour l’électrification rurale dans la LFR 2026 et réclame des comptes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
Sunu 37 milliards conteste l’inscription de 1,5 milliard de francs CFA pour l’électrification rurale dans la LFR 2026 et réclame des comptes

Le collectif Sunu 37 milliards a officiellement remis en cause l’inscription de 1,5 milliard de francs CFA destinée au projet d’électrification rurale de l’ASER dans la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026, en rappelant que près de 37 milliards ont déjà été déboursés sans garantie d’achèvement.

Une ligne budgétaire jugée opaque

Le texte de la LFR 2026 mentionne, à la page 103, une enveloppe de 1,5 milliard de francs CFA pour le projet d’électrification rurale piloté par l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER). Le collectif Sunu 37 milliards estime que cette dépense supplémentaire est injustifiée, d’autant que les réalisations attendues restent incertaines et que les fonds déjà engagés – environ 37 milliards de francs CFA – n’ont pas encore produit les résultats escomptés.

Des responsables ministériels sollicités pour des explications

Dans un communiqué publié lundi, le groupe a demandé au ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, ainsi qu’au ministre chargé de l’Énergie, Abdourahman Diouf, de clarifier les modalités de remboursement de cette dette potentielle. Le collectif réclame également que les responsabilités des anciens dirigeants de l’ASER soient établies, afin de protéger les intérêts financiers du Sénégal. Il pointe du doigt José, responsable d’AEE Power Epc, qui, selon le collectif, n’a pas répondu aux exigences de la justice sénégalaise.

Proposition de mobilisation du fonds de garantie et appel aux députés

Le 18 septembre 2026, Sunu 37 milliards avait suggéré d’utiliser le fonds de garantie du marché, évalué à 40 milliards de francs CFA, pour finaliser les travaux d’électrification. Le collectif invite désormais les députés chargés d’examiner la LFR à exiger des précisions sur les conditions de remboursement, arguant que les contribuables ne peuvent assumer une dette publique sans connaître l’usage exact des sommes empruntées. Cette démarche vise à instaurer une plus grande transparence budgétaire et à éviter que le financement public ne serve à consolider des déclarations non vérifiées sur la nécessité d’un budget supplémentaire.

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