Une catastrophe humanitaire silencieuse frappe le Sud-Kivu, où plus de 10 000 personnes, issues de 1 900 ménages, subissent les conséquences dévastatrices d’incendies répétés sans aucune assistance. À Bukavu, épicentre de la crise, au moins 1 500 habitations ont été réduites en cendres depuis février 2025, plongeant les sinistrés dans une précarité extrême. Les appels à l’aide des ONG restent sans réponse, tandis que les autorités sont pointées du doigt pour leur inaction.
Bukavu, ville martyre des flammes
La capitale du Sud-Kivu paie un lourd tribut aux incendies, avec 1 500 maisons détruites en moins de deux ans. Les victimes, souvent issues de milieux modestes, n’ont d’autre choix que de reconstruire dans l’urgence ou de fuir vers leurs villages d’origine, faute de soutien. Les causes de ces sinistres, bien que multiples, sont souvent liées à des installations électriques défaillantes, un problème récurrent dans les quartiers populaires.
Une précarité qui s’aggrave sans réponse étatique
Les ménages sinistrés sombrent dans une misère accrue, privés de tout filet de sécurité. Les autorités locales, critiquées pour leur passivité, sont appelées à agir avec la même célérité que pour les examens nationaux. Pourtant, aucune mesure concrète n’a été annoncée pour venir en aide aux victimes, malgré les alertes répétées des organisations de la société civile.
Prévention et mobilisation citoyenne en urgence
Face à l’inaction des pouvoirs publics, des acteurs sociaux et des radios communautaires lancent des campagnes de sensibilisation pour prévenir de nouveaux drames. Romuald Lwamba, responsable de l’enquête, insiste sur la nécessité de remplacer les câbles électriques vétustes et de faire appel à des techniciens qualifiés. Une solution immédiate, mais insuffisante sans un engagement fort des institutions.
Un appel à la conscience nationale
Les ONG exhortent le gouvernement congolais à « tirer sa conscience » et à reconnaître l’urgence humanitaire qui frappe Bukavu. Sans une intervention rapide, la situation pourrait s’aggraver, transformant une crise ponctuelle en catastrophe durable. La balle est désormais dans le camp des décideurs, sous peine de voir des vies supplémentaires basculer dans l’oubli.