Succession d'António Guterres : sept candidats en lice pour la tête de l'ONU

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 28 lectures
Succession d'António Guterres : sept candidats en lice pour la tête de l'ONU

La course à la succession d'António Guterres est officiellement ouverte pour désigner le dixième secrétaire général des Nations unies. Sept personnalités issues d'Afrique et d'Amérique du Sud, dont quatre femmes, se disputent ce poste stratégique de la diplomatie mondiale. L'issue de ce processus redéfinira les priorités de l'organisation internationale face aux crises globales actuelles.

Les faits essentiels

À la fin de cette année, António Guterres achèvera son second mandat de cinq ans à la tête de l'ONU, une institution qui compte plus de 100 000 employés et casques bleus. Pour lui succéder, sept candidats se sont déclarés. Parmi eux figurent deux personnalités africaines : l'ancien président sénégalais Macky Sall et l'Ougandais Olara Otunu. L'Amérique du Sud et les Caraïbes sont représentées par Michelle Bachelet (Chili), Maria Fernanda Espinosa (Équateur), Rafael Grossi (Argentine), Rebecca Greenspan (Costa Rica) et Caroline Rodriguez Birkett (Guyane).

Le processus de sélection est régi par le Conseil de sécurité de l'ONU. Pour être recommandé à l'Assemblée générale, un candidat doit obtenir au moins neuf voix sur les quinze membres du Conseil, sans faire l'objet d'un veto de la part de l'un des cinq membres permanents : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine. L'approbation finale par l'Assemblée générale est traditionnellement considérée comme une formalité.

Pourquoi c'est important

Ce scrutin représente un tournant historique potentiel pour la parité au sommet de la diplomatie mondiale. Depuis sa création il y a 80 ans, l'ONU a été dirigée exclusivement par des hommes. Avec quatre candidates en lice, la possibilité de voir une femme accéder pour la première fois au poste de secrétaire général est fortement soutenue par de nombreux États membres.

De plus, cette élection sert de baromètre géopolitique majeur. Le rôle du secrétaire général est crucial pour la médiation et la facilitation du dialogue lors des crises internationales. Le fait qu'un candidat doive éviter le veto des cinq grandes puissances mondiales fait de cette sélection un indicateur direct du niveau de consensus ou de division entre les membres permanents du Conseil de sécurité. Les candidats phares portent des visions distinctes : Rebecca Greenspan insiste sur la nécessité de restaurer la confiance déclinante dans la capacité de l'ONU à maintenir la paix, tandis que Rafael Grossi met en avant son expérience de médiateur acquise dans la gestion du dossier nucléaire iranien.

Ce qu'il faut surveiller

Les prochaines étapes du processus se concentreront sur les tractations au sein du Conseil de sécurité pour dégager un consensus. Il faudra suivre de près l'évolution des soutiens, alors que Rebecca Greenspan est apparue en tête lors du premier tour de scrutin consultatif, suivie de près par Caroline Rodriguez Birkett. L'attitude des dits membres permanents sera déterminante, car l'opposition d'une seule de ces puissances suffira à éliminer un candidat, quel que soit son niveau de soutien initial. Enfin, l'évolution des candidatures de Macky Sall et d'Olara Otunu sera à observer pour évaluer les chances de l'Afrique de décrocher ce poste hautement stratégique.

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