Le géant américain de la restauration rapide Starbucks accentue sa stratégie de réduction des coûts en annonçant le licenciement de 224 collaborateurs supplémentaires. Cette nouvelle vague de suppressions de postes s'inscrit dans un plan de restructuration plus large visant à redresser les performances financières de l'entreprise face à une érosion prolongée de ses ventes.
Le refus de la mobilité géographique comme facteur de licenciement
Au cœur de cette restructuration, 120 employés basés à Seattle ont été licenciés pour avoir refusé une mutation vers le nouveau bureau de Nashville. Malgré des primes de rétention proposées par la direction, pouvant atteindre 15 000 dollars sous condition de maintien en poste jusqu'en 2027, ces salariés ont opposé une fin de non-recevoir. Ce refus est notamment motivé par une baisse de 5 % de leur rémunération, justifiée par l'entreprise par un coût de la vie plus faible dans le Tennessee par rapport à l'État de Washington.
Une restructuration opérationnelle d'envergure
Parallèlement à ces départs liés à la relocalisation, 104 autres salariés, dont les missions étaient dédiées à la conception et à la supervision de la construction des points de vente, ont été licenciés. Ces mesures portent à plus de 2 700 le nombre total de postes supprimés au sein de l'entreprise depuis le début de l'année 2025. Cette simplification structurelle est pilotée par le PDG Brian Niccol, qui s'est fixé pour objectif de réaliser deux milliards d'euros d'économies sur une période de deux ans.
La quête de rentabilité face à la baisse des ventes
Si Starbucks justifie ces coupes drastiques par la nécessité de combler un manque à gagner accumulé ces dernières années, la direction affiche un optimisme prudent. Les derniers trimestres ont montré une tendance à la hausse des ventes, signe d'une reprise économique progressive. L'entreprise cherche désormais à stabiliser son modèle opérationnel à l'échelle internationale, en réduisant ses effectifs dans une dizaine de pays pour aligner sa structure de coûts sur ses ambitions de croissance à long terme.