Quinze ans après son indépendance, proclamée le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud célèbre un anniversaire marqué par une crise multidimensionnelle. Les célébrations nationales ont été réduites à Juba en raison de contraintes budgétaires, tandis que les États et zones administratives ont organisé des levées de drapeau et des activités culturelles locales.
La ministre de la Culture a reconnu l’impossibilité de financer des festivités à l’échelle nationale, appelant les citoyens à marquer l’événement dans leurs communautés. Le président en exercice devait s’adresser à la nation, mais le pays, né d’un référendum pour se séparer du Soudan, n’a jamais connu la stabilité promise.
Après l’indépendance, une guerre civile a éclaté en 2013. Un accord de paix revitalisé en 2018 avait permis un retour de Riek Machar comme premier vice-président, mais l’équilibre politique reste précaire. Selon le texte source, il a été placé en résidence surveillée puis poursuivi pour trahison, avant d’être suspendu de ses fonctions. Des organisations régionales suivent de près la situation.
Sur le plan sécuritaire, la mission de l’ONU au Soudan du Sud a signalé une hausse des violences contre les civils début 2026, avec des combats rapportés dans l’État de Jonglei. La crise humanitaire s’aggrave, aggravée par des difficultés économiques et un processus de paix sous pression. Des élections, initialement prévues en décembre 2026, restent incertaines.
La cheffe de l’UNMISS a appelé à un engagement renouvelé en faveur du dialogue, de la justice et de l’unité, alors que le pays cherche encore à concrétiser les promesses de son indépendance.