Sony Music et Warner Chappell engagent des poursuites judiciaires contre Anthropic pour violation massive de droits d'auteur

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Sony Music et Warner Chappell engagent des poursuites judiciaires contre Anthropic pour violation massive de droits d'auteur

Les majors de l'industrie musicale, Sony Music Publishing et Warner Chappell, ont déposé une plainte contre le laboratoire d'intelligence artificielle Anthropic. Les plaignants accusent l'entreprise et ses fondateurs d'avoir orchestré une campagne systématique de piratage pour alimenter l'entraînement de leur modèle Claude.

Une stratégie de collecte de données contestée

La plainte, déposée devant le tribunal fédéral du district nord de Californie, qualifie les méthodes d'Anthropic de « vol flagrant ». Selon les éditeurs, l'entreprise aurait eu recours au téléchargement illégal, au scraping et à l'utilisation de réseaux torrent pour obtenir des milliers d'œuvres protégées par le droit d'auteur. Cette action en justice souligne une tension croissante entre les développeurs d'IA générative et les détenteurs de droits sur la propriété intellectuelle, qui dénoncent l'utilisation non autorisée de leurs contenus pour le développement de modèles commerciaux.

Un précédent juridique lourd

Ce nouveau contentieux s'inscrit dans une série de batailles judiciaires visant Anthropic. L'entreprise a récemment été condamnée à verser 1,5 milliard de dollars dans l'affaire Bartz, où des auteurs avaient dénoncé l'usage de leurs ouvrages pour entraîner les systèmes de l'IA. Si la justice avait alors reconnu la légalité de l'utilisation de données protégées dans certains cadres, elle avait formellement condamné l'acquisition de ces contenus par des moyens illicites. Les avocats représentant Sony et Warner sont les mêmes que ceux ayant mené les précédentes procédures contre le laboratoire, renforçant ainsi la cohérence de cette offensive juridique.

L'enjeu de la propriété intellectuelle à l'ère de l'IA

La spécificité de cette plainte réside dans son ampleur. Contrairement aux dossiers précédents, elle met en lumière une pratique de piratage à grande échelle visant des millions de copies de livres, incluant des partitions et des paroles de chansons. Pour les éditeurs, il s'agit de démontrer que l'entraînement des modèles de langage ne peut s'affranchir des règles élémentaires du droit d'auteur. Alors qu'Anthropic n'a pas encore réagi publiquement à ces nouvelles accusations, l'issue de ce procès pourrait définir de nouveaux standards sur la manière dont les entreprises technologiques accèdent aux données nécessaires à l'évolution de leurs outils d'intelligence artificielle.

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