Après deux années de crise, Sonos frappe fort avec deux produits premium et une refonte logicielle majeure. Le casque Ace Ultra et la barre Beam Ultra, lancés simultanément, incarnent une stratégie de reconquête centrée sur l’intelligence artificielle et l’intégration des appareils.
Une sortie groupée pour tourner la page
Sonos a connu une période difficile en 2024, marquée par une refonte controversée de son application, des licenciements et le départ de son PDG historique, Patrick Spence. Remplacé par Tom Conrad, le nouveau dirigeant présente aujourd’hui les premiers produits conçus sous sa direction : le casque Ace Ultra (449 €) et la barre Beam Ultra (699 €), disponibles en précommande avec une livraison prévue le 29 septembre. Ces lancements s’accompagnent de Sonos 27, une mise à jour logicielle intégrant l’IA et rebaptisant la technologie de connexion entre appareils en Sonos Fabric.
Beam Ultra : un pas vers le Dolby Atmos « réel »
La nouvelle barre Beam Ultra passe de cinq à neuf haut-parleurs, dont deux orientés vers le plafond pour reproduire les effets de hauteur du Dolby Atmos. Sonos revendique un système « vrai » 7.1.2, contre un Atmos simulé sur les modèles précédents. Cependant, cette amélioration dépend de la configuration du salon : les haut-parleurs orientés vers le plafond nécessitent un plafond adapté, et les performances ne rivaliseront pas avec une installation home cinéma dédiée. Commercialisée 200 € plus cher que la Beam 2, elle se positionne comme une alternative haut de gamme, mais reste en dessous de l’Arc Ultra, plus grande et plus onéreuse.
L’Ace Ultra mise sur l’écosystème et l’autonomie
Le casque Ace Ultra, disponible à 449 € (soit 50 € de moins que le modèle original en 2024), se distingue par une intégration enfin aboutie à l’écosystème Sonos. Contrairement à son prédécesseur, il permet de basculer facilement entre enceintes et casque via un simple bouton, une fonctionnalité absente sur le premier Ace. Avec des haut-parleurs de 40 mm, dix microphones (contre huit) et une réduction de bruit deux fois plus efficace sur certaines fréquences, il affiche une autonomie de 35 heures. Autre atout rare : sa batterie est remplaçable par l’utilisateur. Sonos mise ainsi sur la cohérence de son écosystème plutôt que sur des spécifications techniques brutes, face à des concurrents comme Sony ou Bose.
L’application Sonos 27, clé de voûte du retour
Le succès de ces nouveaux produits repose en grande partie sur la stabilité et les performances de l’application Sonos 27, dont la refonte en 2024 avait provoqué des critiques et des licenciements. La marque mise désormais sur l’IA et une meilleure intégration des appareils pour regagner la confiance des utilisateurs. Si l’Ace original reste au catalogue à 349 € pour ceux qui privilégient le son à l’écosystème, l’enjeu sera de convaincre que Sonos a définitivement tourné la page de ses erreurs passées.