Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a recentré le débat sur les fonds politiques en insistant sur leur encadrement plutôt que leur suppression, lors d’une rencontre avec les autorités religieuses à Tivaouane. Dans un contexte de tensions autour de l’utilisation des ressources publiques, Sonko a réaffirmé son engagement pour une gestion transparente, tout en écartant toute volonté de cibler les institutions religieuses.
Une clarification après les polémiques
Face aux interprétations de ses propos sur les fonds politiques, souvent qualifiés de « caisse noire », Ousmane Sonko a précisé sa pensée : il ne s’agit pas de supprimer ces fonds, mais de les soumettre à un cadre strict pour garantir leur transparence. « Je n’ai jamais dit que les fonds politiques ou la caisse noire doivent être éliminés. J’ai dit qu’ils doivent être encadrés pour plus de transparence », a-t-il souligné lors de sa ziara auprès du Khalife général des Tidianes à Tivaouane.
Transparence et principes islamiques
Sonko a lié sa démarche à des principes fondamentaux, notamment ceux de l’islam, qu’il présente comme compatibles avec une gestion rigoureuse des ressources publiques. « La transparence, c’est notre credo. C’est ce pour quoi nous nous battons », a-t-il déclaré, rejetant toute idée de conflit avec les autorités religieuses. Il a également dénoncé les interprétations visant à opposer sa position aux institutions religieuses, affirmant : « Certains veulent me mettre en mal avec les autorités religieuses en disant que ce qui me déplaît, c’est le fait qu’on leur donne de l’argent. Ce n’est pas le cas. »
L’argent public sous le feu des critiques
Le leader du parti Pastef a pointé du doigt l’opacité entourant l’utilisation des fonds alloués aux responsables religieux, tout en élargissant son propos à l’ensemble des ressources publiques. Pour lui, les citoyens sénégalais ont le droit de connaître les conditions d’utilisation de l’argent public, une exigence qu’il présente comme un pilier de sa vision politique. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où les questions de gouvernance et de gestion des deniers de l’État occupent une place centrale dans le débat public.