Ils se retrouvent deux fois par an. Chefs d’État, ministres, technocrates, diplomates — le ballet des sommets de l’Union africaine est réglé comme du papier à musique. Discours élégants, communiqués finaux ambitieux, photos officielles. Et après ? Le plus souvent, le retour au statu quo. Le sommet de l’UA réuni à Addis-Abeba en juillet 2026 n’a pas dérogé à la règle. Mais certains signaux méritent d’être analysés avec attention.
Ce qui a été dit
Le thème de 2026 : « Justice pour les Africains et les peuples d’ascendance africaine par la réparation ». Un signal fort sur la question des réparations coloniales, portée depuis des années par plusieurs chefs d’État. La réforme du siège de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU a été remise sur la table. Le financement de l’UA par ses propres ressources — plutôt que par l’aide extérieure — a fait l’objet de discussions. La mise en œuvre de la ZLECAF était, comme d’habitude, à l’agenda.
Les blocages structurels de l’UA
L’UA souffre d’un mal chronique : le principe du consensus entre États-membres bloque toute décision ambitieuse. Chaque pays membre possède un droit de veto informel sur les sujets qui le gênent. Résultat : les déclarations sont consensuelles et donc vidées de toute substance contraignante. Les États membres qui ne respectent pas leurs obligations — contributions financières, décisions collectives, protocoles signés — ne font l’objet d’aucune sanction réelle. L’UA dispose d’outils institutionnels mais manque de pouvoir coercitif. C’est fondamentalement le même problème que celui de l’ONU : une assemblée de souverainetés sans fédération.
Ce que le prochain sommet devrait faire plutôt que dire
L’Afrique n’a pas besoin d’un autre communiqué sur la ZLECAF. Elle a besoin d’un tribunal continental pour les crimes économiques transfrontaliers. Elle a besoin d’une banque centrale africaine dotée de véritables moyens. Elle a besoin d’une force de sécurité africaine autonome, opérationnelle et financée par l’Afrique. Elle a besoin de procédures d’exclusion et de sanctions contre les États qui pillent leurs propres peuples. Tant que les sommets produiront des mots sans mécanismes d’exécution, ils resteront des théâtres diplomatiques. Utiles à la photo. Inutiles à l’Histoire.
Ce qui a été dit
Le thème de 2026 : « Justice pour les Africains et les peuples d’ascendance africaine par la réparation ». Un signal fort sur la question des réparations coloniales, portée depuis des années par plusieurs chefs d’État. La réforme du siège de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU a été remise sur la table. Le financement de l’UA par ses propres ressources — plutôt que par l’aide extérieure — a fait l’objet de discussions. La mise en œuvre de la ZLECAF était, comme d’habitude, à l’agenda.
Les blocages structurels de l’UA
L’UA souffre d’un mal chronique : le principe du consensus entre États-membres bloque toute décision ambitieuse. Chaque pays membre possède un droit de veto informel sur les sujets qui le gênent. Résultat : les déclarations sont consensuelles et donc vidées de toute substance contraignante. Les États membres qui ne respectent pas leurs obligations — contributions financières, décisions collectives, protocoles signés — ne font l’objet d’aucune sanction réelle. L’UA dispose d’outils institutionnels mais manque de pouvoir coercitif. C’est fondamentalement le même problème que celui de l’ONU : une assemblée de souverainetés sans fédération.
Ce que le prochain sommet devrait faire plutôt que dire
L’Afrique n’a pas besoin d’un autre communiqué sur la ZLECAF. Elle a besoin d’un tribunal continental pour les crimes économiques transfrontaliers. Elle a besoin d’une banque centrale africaine dotée de véritables moyens. Elle a besoin d’une force de sécurité africaine autonome, opérationnelle et financée par l’Afrique. Elle a besoin de procédures d’exclusion et de sanctions contre les États qui pillent leurs propres peuples. Tant que les sommets produiront des mots sans mécanismes d’exécution, ils resteront des théâtres diplomatiques. Utiles à la photo. Inutiles à l’Histoire.