Le groupe agro‑industriel français Somdia a déclaré son intention d’engager plusieurs dizaines de millions d’euros au Tchad pour augmenter la production de sucre et diversifier les activités agricoles, une annonce faite par son directeur général Olivier Parent lors du Forum d’affaires France‑Tchad à Paris.
Un engagement financier majeur pour le secteur sucrier
Somdia prévoit d’injecter des capitaux importants dans les infrastructures de transformation du sucre, ainsi que dans la modernisation des plantations existantes. L’objectif affiché est de porter la capacité de production nationale à un niveau compatible avec la demande locale et les exigences d’exportation. Le montant exact n’a pas été précisé, mais le terme « plusieurs dizaines de millions d’euros » indique un investissement de l’ordre de plusieurs dizaines de millions.
Objectifs de diversification agricole
Au-delà du sucre, le groupe entend développer de nouvelles filières agricoles, notamment la culture de céréales et de légumineuses destinées à la transformation industrielle. Cette stratégie vise à créer des synergies entre les différentes productions, à renforcer la sécurité alimentaire du pays et à offrir de nouvelles opportunités d’emploi dans les zones rurales.
Implications économiques pour le Tchad
Dans un contexte de marché régulé, l’apport de Somdia pourrait contribuer à stabiliser les prix du sucre, à réduire les importations et à générer des recettes fiscales supplémentaires. Le projet s’inscrit également dans la volonté du gouvernement tchadien de diversifier son économie, historiquement dominée par le secteur pétrolier, en misant sur l’agro‑industrie. Les autorités locales ont exprimé leur soutien, soulignant le potentiel de création d’emplois directs et indirects ainsi que le transfert de compétences techniques.
Défis et perspectives à moyen terme
La réussite du plan dépendra de la capacité du groupe à sécuriser les terres agricoles, à garantir l’accès à l’eau et à mettre en place des chaînes logistiques efficaces. Le climat politique stable et les accords bilatéraux entre la France et le Tchad seront également des facteurs déterminants. Si les objectifs sont atteints, le secteur sucrier pourrait devenir un pilier de l’économie rurale, ouvrant la voie à d’autres investissements étrangers dans l’agro‑industrie tchadienne.