Solomon Dalung interpelle le parti au pouvoir sur l'intégrité de son équipe de campagne pour 2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Solomon Dalung interpelle le parti au pouvoir sur l'intégrité de son équipe de campagne pour 2027

L'ancien ministre nigérian de la Jeunesse et des Sports, Solomon Dalung, a exprimé de vives inquiétudes concernant la composition du conseil de campagne présidentiel du parti au pouvoir, l'All Progressives Congress (APC), en vue des élections de 2027. Selon lui, la présence de personnalités visées par des allégations de corruption au sein de cette instance fragilise la crédibilité du processus électoral et interroge la vision politique du gouvernement actuel.

Des interrogations sur l'éthique électorale

Pour Solomon Dalung, la légitimité d'une transition politique repose sur la probité des acteurs chargés de convaincre l'électorat. L'ancien ministre estime que le choix des membres du conseil de campagne de l'APC envoie un signal préoccupant aux citoyens. Il compare la situation à une épée de Damoclès, suggérant que la présence de figures controversées pourrait préfigurer les orientations d'une éventuelle future administration. Il a également critiqué la décision du parti de retirer sa liste initiale pour révision, y voyant un aveu de désorganisation et un manque de préparation flagrant.

Critique de la politique économique et de la lutte contre la corruption

Au-delà de la composition des instances de campagne, M. Dalung a réitéré son opposition à la suppression des subventions sur les carburants. Il soutient que cette mesure, loin d'apporter les bénéfices escomptés à la population, n'a profité qu'à une minorité au sein de l'appareil d'État. Dans le même temps, il a formulé des accusations sévères sur la capacité réelle du gouvernement actuel à endiguer la corruption, affirmant que l'administration manque de leviers pour affronter ce problème structurel.

Soutien à la réforme de la police d'État

Malgré ses critiques acerbes sur la gestion du parti au pouvoir, Solomon Dalung a tenu à saluer une initiative spécifique du président Bola Ahmed Tinubu : la promotion de la création d'une police d'État. Il a félicité le chef de l'État pour la pression exercée sur l'Assemblée nationale afin de faire adopter cette législation. Toutefois, il a tempéré les attentes immédiates, soulignant que les bénéfices d'une telle réforme sécuritaire ne se matérialiseraient qu'à long terme, nécessitant une patience institutionnelle que le contexte politique actuel peine parfois à accorder.

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