Une société minière burkinabè apporte un soutien concret aux familles des forces de sécurité, dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes. La SOPAMIB-Boungou a remis un don de 21,24 millions FCFA en vivres et produits de première nécessité aux veuves et orphelins des combattants des régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, marquant ainsi un engagement citoyen fort.
Un geste humanitaire dans un contexte sécuritaire tendu
La cérémonie de remise, présidée par le gouverneur de la région du Goulmou, a rassemblé les autorités locales et militaires. Le don, d’une valeur totale de 21 240 000 FCFA, comprend 20 tonnes de maïs, 20 tonnes de riz de Bagré, 400 bidons d’huile de 5 litres et 240 cartons de savon. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’appel lancé par les plus hautes autorités du pays en faveur des familles des forces combattantes, souvent exposées aux risques liés à l’insécurité régionale.
Le directeur général de la SOPAMIB-Boungou, Bassoma Aboubacar Traoré, a souligné l’importance de ce geste : « Nous voulons montrer notre solidarité à ces franges sociales, leur témoigner que nous sommes avec elles et qu’elles ne sont pas seules. » Une reconnaissance envers ceux qui, selon ses termes, « se battent jour et nuit, souvent au prix de leur vie, pour que la patrie reste debout ».
Un appel à l’émulation collective
Le gouverneur Ram Joseph Kafando a salué cet engagement, invitant les autres entreprises et les populations à suivre cet exemple. « Nous devons tous apporter notre soutien aux familles de ceux qui consentent d’énormes sacrifices pour la défense de la Nation », a-t-il déclaré. Cette initiative met en lumière le rôle des acteurs économiques dans le renforcement de la cohésion sociale, particulièrement dans un contexte où les défis sécuritaires pèsent lourdement sur les populations.
Alors que le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire prolongée, ce type de solidarité rappelle l’importance de la résilience collective et du soutien aux familles des acteurs de la sécurité, souvent oubliées dans les crises humanitaires.