Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a confirmé, lors du Conseil des ministres du 10 septembre 2026, la nomination de Sokhna Maï Mbacké à la direction du Fonds national de Crédit pour les Femmes, succédant à Coura Sow. Cette décision s’inscrit dans une vague de 87 changements de haut niveau au sein des institutions publiques, visant à renforcer la mise en œuvre des politiques d’inclusion économique.
Un profil financier au service du crédit féminin
Sokhna Maï Mbacké possède un Master en Comptabilité et Gestion financière des Institutions, une formation qui la place au cœur des mécanismes de financement et de suivi budgétaire. Son expertise en gestion financière est désormais mobilisée pour piloter un fonds dédié à l’accès au crédit des femmes entrepreneures, un levier central de la stratégie nationale d’autonomisation économique.
Le Fonds national de Crédit pour les Femmes : enjeux et missions
Créé pour faciliter le financement des projets portés par des femmes, le fonds intervient à plusieurs niveaux : octroi de prêts à taux préférentiels, accompagnement technique et suivi de la viabilité des entreprises. Sous la direction de Mbacké, l’institution devra consolider ses procédures de sélection, améliorer la transparence des décaissements et renforcer les partenariats avec les banques et les organisations de micro‑finance.
Un remaniement plus large au sein du ministère de la Famille et de l’Action sociale
La nomination de Mbacké s’accompagne d’autres placements stratégiques. Moustapha Cissé a été désigné directeur général de l’Agence sénégalaise de la Couverture Maladie Universelle, tandis que Mame Ndèye Sene prend la tête du Commissariat à la Sécurité alimentaire et à la Résilience. Ces changements reflètent la volonté du président Faye de renouveler les cadres dirigeants afin d’accélérer la mise en œuvre des programmes sociaux et de santé.
Implications pour la politique d’autonomisation des femmes
Le nouveau leadership du fonds intervient à un moment où le gouvernement sénégalais intensifie ses efforts pour réduire les inégalités de genre dans l’accès au capital. En plaçant une experte en finance à la tête de l’institution, l’État espère améliorer le taux de décaissement, diversifier les produits de crédit et, à terme, augmenter le nombre d’entreprises féminines créées ou renforcées. Le suivi de ces indicateurs sera crucial pour mesurer l’impact réel de la nomination.