Société civile exige des clarifications sur le calendrier électoral au Sénégal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 14 lectures
Société civile exige des clarifications sur le calendrier électoral au Sénégal

Le calendrier électoral sénégalais est marqué par une incertitude institutionnelle croissante, poussant la société civile à s’adresser directement au chef de l’État. Selon le texte source, les mandats des députés et des maires, ainsi que la tenue des élections locales, restent suspendus à des décisions non communiquées, créant un vide juridique préoccupant dans un système démocratique.

Cette situation a motivé l’intervention de Moundiaye Cissé, président de l’Ong 3D, lors d’un atelier dédié à la réforme de l’Acte 4 de la décentralisation. Organisé dans le cadre du programme Saxaal Jaam, ce dernier vise à impliquer les citoyens dans les discussions sur la charte en cours de finalisation, avec l’appui de l’Union européenne. L’objectif affiché est de garantir que les réformes ne soient pas uniquement techniques, mais aussi compréhensibles et portées par les populations concernées.

Les interrogations soulevées par la société civile portent sur plusieurs points clés : la fin des mandats locaux, la tenue ou le report des élections, le couplage éventuel avec les législatives, et la mise en place de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Selon M. Cissé, ces incertitudes créent une rupture d’égalité entre les candidats, car elles placent un acteur unique en position de détenir les clés du calendrier électoral. « Il ne faut pas qu’un seul acteur détienne la date des élections », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une concertation inclusive.

L’appel lancé au président Bassirou Diomaye Faye est sans ambiguïté : la société civile exige un arbitrage politique clair, et non plus une simple clarification technique. Le message est adressé au Palais, où la décision finale doit être prise pour éviter que cette incertitude ne se prolonge. Les acteurs de la société civile ont annoncé la production d’un guide de recommandations citoyennes, destiné à alimenter le débat public et à renforcer la transparence autour de l’Acte 4.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où les règles électorales locales, autrefois définies, sont aujourd’hui remises en cause par l’absence de cadre légal stable. La société civile rappelle que la démocratie se mesure aussi à la capacité des institutions à garantir des processus électoraux prévisibles et équitables. Reste à savoir si les autorités répondront à cet appel, alors que le flou persiste sur l’agenda des consultations à venir.

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