Six États membres de la CEMAC ont signé un accord visant à uniformiser leurs réponses face à la menace d’Ebola, en adoptant huit protocoles communs après la réunion de Brazzaville du 15 octobre.
Harmonisation de huit protocoles clés
Les textes adoptés couvrent la surveillance épidémiologique, le suivi et la gestion des contacts, le contrôle aux frontières d’entrée, la communication des risques et d’autres mesures de prévention. L’objectif déclaré est de détecter rapidement tout cas suspect, d’isoler les personnes exposées et de limiter la propagation du virus dans la sous‑région, où l’épidémie d’Ebola sévit en République démocratique du Congo depuis mai 2026.
Réaction coordonnée des acteurs de santé
Environ une centaine d’acteurs du secteur sanitaire, issus des six pays, ont participé à la rencontre, avec le soutien financier et technique de la Banque mondiale. Ludovic Fiomona, coordonnateur régional du Programme de sécurité sanitaire en Afrique centrale, a souligné que \"il y a quelques mois, c’était la panique, mais aujourd’hui nous sentons que les pays se sont préparés\", témoignant d’une confiance croissante dans la capacité collective à contenir une éventuelle flambée.
Implications pour la résilience sanitaire régionale
Le Dr Carole Bohimbo, responsable de la préparation et de la réponse aux urgences de santé publique à Africa CDC, a rappelé que \"la préparation réduit l’impact lorsque l’événement survient\". En alignant leurs procédures, les États de la CEMAC visent à renforcer la résilience du système de santé central‑africain, non seulement contre Ebola mais aussi contre d’autres maladies à haut risque, en créant un cadre d’action partagé et immédiatement opérationnel.
Défis et perspectives d’application immédiate
Les pays se sont engagés à mettre en œuvre les protocoles sans délai, tout en devant assurer la formation du personnel de terrain et la disponibilité des ressources logistiques nécessaires. Le suivi de l’application sera crucial pour vérifier que les mesures de contrôle aux frontières et de suivi des contacts fonctionnent efficacement, notamment dans les zones frontalières très fréquentées par les flux humains et commerciaux. Cette dynamique pourrait servir de modèle pour de futures réponses régionales à des menaces sanitaires similaires.