Après un semestre d'action sur le terrain, le consortium humanitaire composé d'International Medical Corps (IMC), de Première Urgence internationale (PUI) et de Solidarité internationale (SI) a présenté les résultats de son programme d'aide aux populations vulnérables de l'Est du Tchad, lors d'un atelier de clôture à Abéché.
Bilan chiffré et qualitatif de l'intervention
Le groupe a réuni les acteurs humanitaires, les autorités locales et les représentants des communautés concernées pour exposer les principales réalisations. Au cours des six derniers mois, les équipes ont fourni une assistance médicale, alimentaire et psychosociale aux réfugiés soudanais arrivés suite aux conflits dans le voisin, ainsi qu'aux populations hôtes qui subissent la pression des flux migratoires. Des services de santé de première ligne ont été renforcés dans plusieurs centres de santé de la région, tandis que des distributions d'aliments de base ont permis de couvrir les besoins nutritionnels de milliers de ménages.
Actions ciblées pour les personnes retournées et les groupes à risque
Parmi les bénéficiaires, le consortium a accordé une attention particulière aux personnes retournées au Tchad après une période d'exil, souvent confrontées à un accès limité aux services essentiels. Des programmes de réintégration économique, incluant la remise de kits de démarrage pour l'agriculture et le commerce, ont été mis en place afin de favoriser la résilience. De plus, des ateliers de sensibilisation aux risques sanitaires et à la protection des droits ont été organisés pour les femmes, les enfants et les personnes handicapées, groupes identifiés comme les plus exposés aux vulnérabilités.
Enjeux futurs et recommandations du consortium
Les partenaires ont souligné que, malgré les progrès, la situation reste précaire. La dépendance à l'aide humanitaire, la volatilité sécuritaire dans les zones frontalières et les besoins croissants en eau et en logement exigent une coordination renforcée entre les ONG, les autorités tchadiennes et les bailleurs de fonds. Le consortium recommande la mise en place d'un suivi longitudinal des indicateurs de santé et de nutrition, ainsi que le renforcement des capacités locales pour assurer la continuité des services une fois le financement international réduit.