En moins de 48 heures, deux accidents sur la Nationale 2 à Louga ont coûté la vie à sept personnes, ravivant les inquiétudes suscitées par une série de collisions mortelles enregistrées sur cet axe au cours du dernier mois.
Chronologie des deux drames récents
Le premier accident s’est produit le lundi 14 septembre sur l’axe Dahra‑Touba. Un tricycle transportant 17 passagers vers le marché hebdomadaire de Daly a quitté la route et percuté un arbre. Trois membres d’une même famille – Alla Bâ, Serigne Bâ et Adama Ka – sont morts sur le coup, tandis que les survivants ont été conduits au centre de santé Elisabeth Diouf de Dahra. Le mardi 15 septembre, à l’aube, le véhicule interurbain « Cheikhou Cherifou », en provenance de Thiamène et à destination de Dakar, s’est renversé à Ndam. Selon les premiers éléments d’enquête, le conducteur aurait tenté d’éviter des nids‑de‑poule sur une chaussée rendue glissante par de fortes pluies. Quatre personnes, dont trois femmes, ont succombé avant l’arrivée des secours, et sept blessés graves ont été pris en charge par les pompiers de la 52e compagnie de Louga avant d’être évacués vers l’hôpital Amadou Sakhir Mbaye.
Un mois marqué par six collisions mortelles
Ces deux accidents s’inscrivent dans une série plus large : en l’espace d’un mois, six accidents mortels ont été recensés sur les axes Kébemer‑Louga et Kébemer‑Ngaye, faisant au total dix morts et près de cent blessés. Les analyses locales pointent régulièrement l’étroitesse de la chaussée, les dépassements dangereux, l’excès de vitesse et le manque de discipline des conducteurs comme facteurs aggravants. La concentration d’incidents sur la Nationale 2 alimente les débats sur la nécessité d’une révision des infrastructures routières dans la région.
Revendications des riverains et appel au ministre des Transports
Face à la recrudescence des drames, les habitants des communes traversées par la Nationale 2 réclament des mesures concrètes : installation de ralentisseurs, élargissement de la chaussée et nivellement des accotements afin de réduire les risques de sortie de route. Ils ont également sollicité l’intervention du nouveau ministre des Transports, Abdou Lahad Ndiaye, pour accélérer les travaux d’amélioration et renforcer la surveillance du respect du code de la route. Les autorités locales ont indiqué que le sujet était à l’ordre du jour des prochaines réunions de coordination entre les services de l’État et les collectivités territoriales.