Le gouverneur de l'État du Delta, Sheriff Oborevwori, a appelé les responsables politiques nigérians à maintenir une distinction stricte entre leurs engagements partisans et leurs obligations spirituelles. Cette déclaration, formulée lors du 50e anniversaire de l'Association chrétienne du Nigeria (CAN), souligne la nécessité pour les décideurs de placer l'intégrité et le service à l'humanité au-dessus des calculs politiciens.
Une distinction nécessaire entre politique et éthique
À l'occasion de la réception du prix « Christian Icon Award » à Abuja, le gouverneur Oborevwori a insisté sur la dualité des responsabilités incombant aux élus. Selon lui, l'exercice du pouvoir ne doit en aucun cas compromettre les valeurs morales et la foi des dirigeants. Il a rappelé que le service public exige une sincérité et une dévotion qui transcendent la simple recherche de reconnaissance personnelle ou les jeux d'influence, affirmant que son propre engagement envers la population est ancré dans une éthique de travail constante, maintenue bien avant son accession à la présidence de l'Assemblée législative de l'État du Delta.
L'unité comme levier de développement national
Au-delà de l'éthique individuelle, le gouverneur a plaidé pour une cohésion renforcée au sein de la communauté chrétienne nigériane. En soutenant activement les initiatives visant à unifier les cinq blocs constitutifs de la CAN, il estime que cette solidarité est un atout majeur pour le progrès du pays. Pour Oborevwori, une communauté chrétienne capable de s'exprimer d'une seule voix constitue un pilier essentiel pour consolider l'unité nationale et favoriser un développement socio-économique inclusif.
La reconnaissance de l'intégrité par la CAN
L'hommage rendu par l'archevêque Daniel Okoh, président de la CAN, met en lumière les critères de sélection rigoureux de l'institution. Le prix décerné au gouverneur récompense des leaders dont le parcours politique témoigne d'une excellence et d'une intégrité remarquables. Cette distinction souligne l'importance accordée par les organisations de la société civile à la qualité morale des dirigeants, perçue comme un moteur d'inspiration pour les générations futures et un facteur déterminant dans la construction de l'État nigérian.