Les opérations Shanela, menées du 31 août au 6 septembre par la police sud-africaine, ont abouti à l'arrestation de plus de 16 700 suspects et à la saisie de cargaisons de cigarettes illicites, de métaux et d'armes à feu non déclarées, selon la South African Police Service (SAPS).
Un bilan chiffré qui dépasse les 16 000 interpellations
Le porte-parole de la SAPS, le lieutenant-colonel Vincent Mukhathi, a détaillé l'ampleur de l'opération : 16 733 suspects ont été placés en garde à vue pour diverses infractions sur l'ensemble du territoire. Les forces de l'ordre ont également saisi 138 armes à feu sans permis et plus de 2 000 munitions, un volet qui touche directement aux questions de sécurité publique et de circulation des armes illégales dans le pays.
Un coup dur porté aux trafics de contrebande
L'opération a également ciblé les réseaux d'économie souterraine. Dans le Gauteng et au Mpumalanga, 22 suspects ont été arrêtés pour des faits de commerce illicite et de contrefaçon, avec des marchandises saisies évaluées à plus de 4 millions de rands. Une action conjointe des Hawks et des services des douanes à Durban a par ailleurs permis de mettre la main sur des cigarettes illicites et contrefaites d'une valeur supérieure à 41 millions de rands, ainsi que sur du cuivre et des métaux évalués à 20 millions de rands, deux filières régulièrement pointées comme sources majeures de pertes fiscales et de financement d'activités criminelles.
Une stratégie nationale intensifiée contre la criminalité
Pour la SAPS, ce coup de filet illustre la montée en puissance d'une stratégie réactive coordonnée entre polices régionales, unités spécialisées et douanes. La diversité des saisines — armes, munitions, tabac de contrebande, métaux et produits contrefaits — suggère une volonté de frapper simultanément plusieurs segments du marché noir. L'enjeu, pour les autorités, reste de transformer ces résultats ponctuels en baisse durable de la criminalité, un sujet que la SAPS entend vraisemblablement mettre en avant dans sa communication.