Le député Serigne Guèye Diop a appelé à élargir le périmètre des enquêtes parlementaires afin d’y inclure le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Selon lui, une plus grande diversité de dossiers renforcerait la légitimité du contrôle législatif et répondrait aux attentes des électeurs.
Un appel à diversifier les dossiers d’enquête
Lors d’une intervention à Nguéniène, le docteur Serigne Guèye Diop a critiqué la concentration actuelle des commissions parlementaires sur un nombre restreint de dossiers. Il a souligné que l’ajout de nouvelles affaires, dont celle de l’ASER, permettrait d’accroître la transparence et la crédibilité du processus de contrôle. Cette prise de position ne constitue pas une évaluation du contenu du dossier ASER, mais uniquement une demande de mise en examen parlementaire.
L’ASER sous le feu des investigations judiciaires
Il convient de rappeler qu’une information judiciaire a été ouverte le 18 août 2026 concernant le partenariat ASER‑AEE Power. Cette procédure judiciaire est distincte des enquêtes parlementaires évoquées par Serigne Guèye Diop et ne doit pas être confondue avec la demande de contrôle législatif. Le député insiste toutefois sur le fait que le Parlement devrait également se pencher sur ce secteur stratégique de l’électrification rurale.
Renforcement du parti et mobilisation avant les élections
Parallèlement à son appel sur le plan législatif, Serigne Guèye Diop a profité de l’émission Dakaractu Mbour pour annoncer une série de mesures internes à son parti. Il prévoit d’envoyer des commissaires dans les seize communes concernées par le processus de restructuration, afin de dynamiser les structures locales, de renforcer la mobilisation des militants et de préparer les prochaines échéances électorales. Il a également salué le travail de massification et de réorganisation mené sur le terrain, en citant Alpha Samb, qu’il affirme avoir personnellement encouragé.
Enjeux pour la gouvernance et le développement rural
Si le Parlement accepte d’examiner le dossier de l’ASER, cela pourrait ouvrir la voie à un débat plus large sur la gouvernance des projets d’infrastructure rurale au Sénégal. Une telle démarche offrirait aux parlementaires l’opportunité de vérifier la conformité des contrats, la transparence financière et l’impact social des programmes d’électrification, tout en renforçant la confiance des citoyens dans les institutions publiques.