La présence africaine dans le classement mondial des ports à conteneurs connaît une progression significative, passant de quatre à sept représentants dans le Top 100 établi par Lloyd’s List pour l’année 2026. Cette dynamique reflète une amélioration des volumes traités sur le continent, portée par la performance de hubs stratégiques face à une concurrence internationale toujours dominée par les infrastructures asiatiques.
Le retour en force des hubs régionaux
Le palmarès 2026, fondé sur les volumes de conteneurs équivalent vingt pieds (EVP) traités en 2025, marque le retour de terminaux majeurs qui avaient quitté le classement. Si Tanger Med, Port-Saïd, Alexandrie et Lomé maintenaient leur rang, l'intégration de Durban, Tema et Mombasa témoigne d'un rebond structurel. Cette expansion porte la représentation africaine à son niveau le plus élevé depuis plusieurs années, alors que les 100 premiers ports mondiaux ont enregistré une croissance globale de 6,3 % de leur activité sur un an.
Tanger Med confirme son leadership méditerranéen
Le complexe portuaire marocain s'impose comme la figure de proue du continent en occupant la 16e place mondiale. Avec 11,1 millions d'EVP traités en 2025, soit une progression de 8,4 % par rapport à l'année précédente, Tanger Med surpasse désormais des infrastructures européennes majeures comme Valence ou Algésiras. Cette performance, réalisée moins de vingt ans après sa mise en service, illustre la capacité du port à s'imposer comme un pivot logistique incontournable entre l'Afrique et le reste du monde.
Un paysage portuaire mondial sous domination asiatique
Malgré les avancées africaines, la hiérarchie mondiale demeure largement sous l'influence de l'Asie, qui place neuf de ses ports dans le Top 10. Shanghai conserve sa position de leader avec 55 millions d'EVP, suivi par Singapour et Ningbo-Zhoushan. À titre de comparaison, le port de Rotterdam, premier européen du classement, se situe à la 14,2 millions d'EVP. Cette concentration des flux souligne l'ampleur du défi pour les terminaux africains, qui doivent continuer à moderniser leurs infrastructures pour accroître leur compétitivité dans un marché maritime mondial en constante expansion.