Après près d’une semaine de coupures d’électricité, la Senelec a déclaré la fin des délestages depuis mercredi soir, à 22 h 56, après avoir récupéré 400 MW de puissance perdue. Cette remise en service s’appuie sur le redémarrage du FSRU, unité flottante de fourniture de gaz, et sur le retour en marche d’une turbine de la centrale West African Energy.
Reprise de la charge : 400 MW récupérés et fin des coupures
Arona Baldé, directeur de l’exploitation du système et des achats, a indiqué que la société a repris l’intégralité de la charge nécessaire pour répondre aux besoins de ses clients, éliminant ainsi les délestages qui affectaient plusieurs localités depuis plus de cinq jours. Aucun nouveau découpage n’a été enregistré depuis 22 h 56 mercredi, marquant un retour à la stabilité du réseau.
Facteurs sous‑jacent : hausse du coût du fuel et tensions de trésorerie
La crise énergétique ne s’explique pas uniquement par des pannes techniques. Le 23 septembre, la Senelec a souligné l’impact de la hausse du prix du fuel, principal combustible des centrales, ainsi que des contraintes de trésorerie qui compliquent l’achat de carburant et la gestion des coûts d’exploitation. Ces éléments restent des défis majeurs pour la pérennité de l’approvisionnement électrique.
Mise en service du FSRU et de la turbine West African Energy
Le FSRU, dispositif flottant assurant l’alimentation en gaz naturel des centrales, a été remis en service mardi, renforçant la capacité de production. Parallèlement, une turbine de la centrale West African Energy, qui était en maintenance, a repris du service mercredi, contribuant directement à la récupération des 400 MW annoncés.
Perspectives : mesures logistiques et financières pour sécuriser l’approvisionnement
Arona Baldé a précisé que la Senelec élabore des dispositions visant à atténuer les contraintes logistiques et financières, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement électrique sur le long terme. Ces actions incluent la recherche de solutions de financement et l’optimisation des chaînes d’approvisionnement en carburant, dans un contexte où la stabilité du réseau reste cruciale pour l’économie sénégalaise.